Les services de Sébastien Lecornu signalent au parquet la fuite d'une piste sur l'épargne salariale
Un article de L'ObsTitre d’origine : « Imposer l’épargne salariale ? Matignon tempère, dénonce une « fuite » puis saisit la justice… On vous résume l’imbroglio »Publié le mardi 8 septembre 2026 à 08:30

L'essentiel en trois temps
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Le contexte
Sans majorité au Parlement, le gouvernement prépare le projet de budget 2027 à quelques mois de l'élection présidentielle, entre croissance en berne et comptes publics dans le rouge. Selon Les Echos, il envisage de soumettre à cotisations une partie des primes d'intéressement, de participation et des abondements des employeurs aux plans d'épargne.
Ce qu'il faut retenir
- Le lundi 7 septembre sur RTL, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a indiqué que des prélèvements sur l'épargne salariale faisaient « partie des pistes » pour financer le prochain budget de la Sécurité sociale, sans se prononcer sur la décision finale.
- Matignon a ensuite assuré que Sébastien Lecornu ne s'était jamais prononcé en faveur de cette piste et qu'il s'agissait d'un document de travail ayant fuité.
- Le soir, les services du Premier ministre ont annoncé un signalement à la procureure de la République de Paris au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, en précisant qu'il ne vise pas la presse.
- Roland Lescure a jugé ces fuites « inadmissibles ».
Ce que ça change
Selon Matignon, la réflexion privilégiée par le Premier ministre va plutôt vers la possibilité pour les salariés de disposer temporairement plus librement de l'épargne déjà constituée. Le gouvernement soutient la proposition de loi du sénateur LR Olivier Rietmann, adoptée au printemps au Sénat, qui permettrait de débloquer temporairement des fonds dans la limite de 5 000 euros, et le Premier ministre a demandé de trouver du temps pour son examen à l'Assemblée. Le Medef s'oppose à l'imposition de l'épargne salariale.
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