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parlementvia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Insertion : les «territoires zéro chômeur longue durée» menacés, faute d’accord au Parlement

Personnalités citées :Laurent PanifousStéphane ViryFrédérique Puissat
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Le contexte

Le dispositif des « territoires zéro chômeur de longue durée » a été lancé en 2016 pour aider les chômeurs de longue durée à retrouver un emploi. Ce programme expérimental a été salué pour son efficacité, mais il doit être pérennisé par une loi avant la fin de l'année 2026 pour éviter sa disparition.

Ce qu'il faut retenir

Le Sénat a renvoyé le texte de loi sur les « territoires zéro chômeur de longue durée » à l'Assemblée nationale, mettant en péril l'avenir de ce dispositif. Le gouvernement soutient ce programme, mais le Sénat a apporté des modifications qui compliquent son adoption. Le ministre des Relations avec le Parlement a exprimé son inquiétude quant à la possibilité d'achever la navette parlementaire à temps.

Ce que ça change

La situation actuelle crée une incertitude pour plus de 4300 chômeurs de longue durée qui pourraient perdre leur emploi si le texte n'est pas voté. Cela souligne les tensions entre le gouvernement et le Sénat sur la gestion des dispositifs d'emploi et la nécessité d'une collaboration efficace pour garantir la pérennité de ces initiatives.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Le Sénat renvoie le texte à l’Assemblée et fait planer le risque d’une extinction en 2026 de ces emplois en CDI pour plus de 4300 chômeurs de longue durée, si la navette n’aboutit pas à temps.

Les «territoires zéro chômeur longue durée» seront-ils pérennisés avant la fin de l'année ? Le gouvernement, qui soutient ce dispositif expérimental destiné aux personnes les plus éloignées de l'emploi , s'est inquiété dans la nuit de mardi à mercredi de son avenir devant le Sénat, faute d'approbation dans les temps au Parlement. Lancés en 2016, les «territoires zéro chômeur de longue durée» (TZCLD) permettent à certains travailleurs de renouer avec l'emploi avec des postes en CDI à temps de travail choisi dans des «entreprises à but d'emploi» (EBE) créées spécifiquement.

Globalement salué pour son efficacité par les élus locaux, les associations et les parlementaires après dix ans d'expérimentation, le dispositif doit disparaître à la fin de l'année 2026 si aucune loi n'est votée au Parlement. Une proposition de loi du député Stéphane Viry (groupe Liot), adoptée à l'Assemblée nationale fin janvier avec le soutien du gouvernement, doit permettre sa pérennisation. Le Sénat, qui en était saisi mardi soir, aurait pu la valider définitivement à condition de ne voter aucune modification du texte.

Mais les sénateurs, tout en soutenant les grands principes du dispositif, n'ont pas souhaité accorder un tel blanc-seing au gouvernement. Ils ont apporté plusieurs changements, notamment pour supprimer la participation financière obligatoire des départements dans les TZCLD, au nom de la «libre administration des collectivités territoriales» . C'est un revers important pour le gouvernement, qui va désormais devoir trouver un moment dans l'agenda surchargé de l'Assemblée nationale pour inscrire à nouveau ce texte en deuxième lecture, sans certitude sur l'issue du vote dans cet hémicycle privé de majorité claire.

«Mon inquiétude pour l'avenir de ce texte reste entière» , s'est alarmé le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous, qui a tenté durant plusieurs heures de convaincre le Sénat de l'approuver par un vote «conforme» , s'engageant même à prendre en compte les interrogations des sénateurs par voie réglementaire. «Nous n'avons pas la garantie d'achever la navette parlementaire de ce texte avant la fin de l'année» , a-t-il prévenu, appelant à donner de la «visibilité» aux plus de 4300 salariés concernés dans 83 territoires , qui craignent de voir leur poste «supprimé» . Sa position était partagée notamment par le groupe socialiste.

Mais la majorité sénatoriale, une alliance entre la droite et le centre, est restée inflexible, renvoyant la responsabilité à l'impréparation de l'exécutif. «L'urgence invoquée ne saurait conduire le Sénat à se dessaisir de son droit d'améliorer le dispositif» , a affirmé la sénatrice Les Républicains Frédérique Puissat, agacée d'être ainsi mise devant le fait accompli. Cette dernière a notamment assuré qu'en dernier recours, une nouvelle prolongation du dispositif sera toujours envisageable in extremis dans le projet de loi de finances à l'automne, ce qui a déjà été fait l'année dernière.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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