Le secrétaire général de Renaissance et candidat à l’élection présidentielle souhaite faire de la France la première puissance européenne en matière d’intelligence artificielle d’ici dix ans
Gabriel Attal propose, dans un entretien aux « Échos » publié mercredi 17 juin, un « plan France 2040 pour l’IA et l’innovation » de 200 milliards d’euros « à parité entre financement public et privé », pour faire de la France « la première puissance européenne en matière d’IA » d’ici dix ans .
« Au niveau français, je propose un plan France 2040 pour l’IA et l’innovation qui mobilise 200 milliards d’euros, à parité entre financement public et privé », explique le secrétaire général de Renaissance, candidat à l’élection présidentielle. « Nous financerons l’investissement public grâce aux financements européens que nous sous-utilisons, notre budget investissement d’avenir, la commande publique et des économies. Je préfère que l’on utilise nos futures marges de manœuvre budgétaires pour investir dans l’IA et l’innovation, plutôt que de revaloriser automatiquement et chaque année l’ensemble des prestations sociales », ajoute Gabriel Attal.
« Pour le financement privé, je défends une retraite par capitalisation et le développement des plans épargne-retraite sur lesquels seraient fléchés 50 % de l’intéressement et de la participation, et l’orientation massive de notre épargne vers l’innovation », poursuit l’ancien Premier ministre. Gabriel Attal, qui a érigé l’IA et l’innovation au rang des quatre « chantiers capitaux » de sa campagne, veut « que d’ici dix ans, la France soit devenue de façon incontestable la première puissance européenne en matière d’IA ».
« En 1958, le général de Gaulle décidait d’un plan massif pour le nucléaire, qui n’avait rien d’une évidence et qui nous permet aujourd’hui d’être indépendants. Pour moi, le prochain président devra faire un choix d’une même puissance s’agissant de l’IA », insiste-t-il. Gabriel Attal évoque notamment un « crédit d’impôt productivité qui permettrait de financer l’adoption, la généralisation, la diffusion de l’IA dans les entreprises françaises ». Il s’engage également à une « stabilité tarifaire du prix de l’électricité sur les dix prochaines années ».
Sur le plan européen, Gabriel Attal prône une stratégie ambitieuse : « Il faut l’équivalent de la politique agricole commune, mais pour l’IA : une politique d’IA commune avec une part du budget européen et avec de l’endettement commun ». Il rappelle son objectif de « former 20 millions de salariés à l’IA d’ici à 2030 : pas seulement les ingénieurs, les cadres, les grandes entreprises, mais tous les salariés ».
Interrogé sur le budget 2026, Gabriel Attal estime que si celui-ci « ressemble aux deux derniers, ce sera encore une mauvaise nouvelle pour le pays » et promet de continuer à « défendre la stabilité fiscale ».
