Trois morts dans un incendie criminel sur fond de guerre de stupéfiants à Décines-Charpieu. Deux morts lors d' une fusillade à Nice dans un quartier régulièrement marqué par des violences pour le contrôle de points de deal. Un dernier mort à Nantes dans un autre échange de tirs sur fond de trafic de drogue. Au total, six victimes l'espace de moins d'une semaine, en lien avec le narcotrafic sur le territoire français.
Le parlementaire de la Somme dénonce beaucoup de communication de la macronie, mais peu de suivi pour lutter sur le long terme contre le narcotrafic en France. "On se souvient des opérations place nette de Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, reprises par son successeur. Déjà à l’époque, le RN disait 'toute opération est la bienvenue, mais quel sera le lendemain? Quel sera le suivi pour la sécurité des habitants et des forces de l'ordre?'", rappelle-t-il.
En plus du dépassement de l'État face à une situation qui gangrène, selon lui, tous les territoires, Jean-Philippe Tanguy dénonce également une "banalisation de la violence" au sein de la classe politique.
"Six morts depuis le début de la semaine. (...) Il y a dix ans encore, chaque mort aurait donné lieu à un scandale national. Maintenant, six morts cela semble être une dépêche de presse", estime-t-il.
À Nantes, la victime était un adolescent de 15 ans . Un autre jeune, âgé de 13 ans, est toujours hospitalisé avec un "pronostic vital très engagé", tandis qu'un dernier mineur de 14 ans est moins gravement blessé mais lui aussi hospitalisé. "Quand on voit l'âge des victimes, ça fend le cœur, c'est inacceptable", confie le député RN de la Somme sur BFMTV-RMC. "On ne doit pas banaliser que ça touche des enfants."
