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economievia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

«Jusqu’à 240 milliards de dollars de pertes en France» : comment les vagues de chaleur menacent les économies européennes

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Le contexte

Les vagues de chaleur extrême sont de plus en plus fréquentes en Europe, exacerbées par le changement climatique. Une étude d'Allianz Trade met en lumière les impacts économiques potentiels de ces phénomènes sur les finances publiques et la productivité des pays européens, dont la France.

Ce qu'il faut retenir

Une étude d'Allianz Trade estime que les vagues de chaleur pourraient coûter jusqu'à 240 milliards de dollars à l'économie française entre 2026 et 2030. Ces vagues de chaleur entraînent une baisse de la productivité et des recettes fiscales, avec une diminution estimée de 1,8% par an des recettes fiscales en France. Le rapport souligne également une détérioration du déficit public français pouvant atteindre 2,2% du PIB supplémentaires.

Ce que ça change

Les résultats de cette étude soulignent l'urgence d'adopter des stratégies d'adaptation face aux vagues de chaleur pour limiter les impacts économiques. La dégradation des finances publiques pourrait avoir des conséquences sur les politiques publiques et les investissements nécessaires pour faire face aux défis climatiques.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Les épisodes de chaleur extrême pourraient peser durablement sur l’économie et les finances publiques des pays européens, en freinant la productivité, la consommation et les recettes fiscales, selon Allianz Trade.

Croissance affaiblie et recettes fiscales réduites : les vagues de chaleur comme celle touchant actuellement une partie de l'Europe risquent de coûter cher aux économies européennes et à leurs finances, selon une étude d'Allianz Trade publiée jeudi. «Les vagues de chaleur extrême apparaissent comme un risque économique structurel, auquel l'Europe est particulièrement exposée» , note la filiale de l'assureur allemand Allianz, spécialisée dans l'assurance-crédit.

La croissance économique des pays les plus exposés pourrait être amputée de 5% à 7% au total sur 2026-2030, estime-t-elle sur la base de la reproduction sur cette période des cinq années les plus chaudes observées entre 2014 et 2024. Ces pertes cumulées atteindraient 240 milliards de dollars en France, 147 milliards en Italie, 131 milliards en Allemagne et 120 milliards en Espagne. Les vagues de chaleur ont été multipliées par sept depuis les années 1980, et le nombre moyen de décès par épisode a été quintuplé, rappelle l'étude.

Selon le consensus scientifique, le changement climatique induit par l'activité humaine rend plus intenses les phénomènes météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations. Allianz Trade identifie «un seuil critique» d'environ 30°C au-delà duquel les pertes de productivité s'intensifient rapidement. Ainsi, «la production horaire diminue d'environ 1,3 dollar pour chaque degré dans la fourchette de 30 à 35°C» , soit «environ 3% de la production horaire moyenne» sur 2014-2024. «En l'absence de stratégie d'adaptation adaptée, la part des heures de travail perdues en raison du stress thermique devrait passer de 1,4% en 1995 à 2,2% d'ici 2030.»

Cette baisse de productivité pèse sur la rentabilité des entreprises, qui voient parallèlement leurs coûts augmenter alors que la consommation énergétique augmente d'environ 1,2% par degré. Les revenus, la consommation des ménages et les investissements en pâtissent progressivement, avec une possible «dynamique stagflationniste» : prix et chômage en hausse. Outre une production économique moindre, les vagues de chaleur mettent aussi les budgets des États sous tension en réduisant les recettes fiscales, jusqu'à 1,8% par an en France, estime l'étude.

«Parallèlement, les transferts indexés sur l'inflation, les coûts de santé et la réparation d'urgence des infrastructures font augmenter les dépenses publiques» , souligne-t-elle. Allianz Trade évalue à environ 0,5% du produit intérieur brut (PIB) par an en moyenne la détérioration des soldes budgétaires, c'est-à-dire la différence entre les recettes et les dépenses. La France pourrait voir son déficit public se dégrader de 2,2% de PIB supplémentaires.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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