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Face à l’explosion des prix à la pompe, les Français ont changé leurs habitudes et font moins souvent le plein.
«Les Français ne sont pas idiots, ils s’adaptent.» La flambée des prix à la pompe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient engendre un changement de comportement des automobilistes et des entreprises : la consommation de carburant en France a chuté de 14% en mai par rapport à l’an dernier, indique le ministre de l’Économie Roland Lescure sur Sud Radio ce vendredi 22 mai. Elle avait déjà reculé de 11% sur un an en avril.
Roland Lescure a par ailleurs défendu la réponse du gouvernement, qui a de nouveau prolongé et élargi jeudi ses aides ciblées aux professionnels les plus touchés par la hausse des prix à la pompe. Un plan évalué à 710 millions d’euros. L’exécutif se refuse toutefois, compte tenu de l’état des finances publiques, à recourir à une aide massive et indiscriminée sur les carburants comme en 2022.
«La crise coûte à la France, donc ce coût il faut qu’on le partage» , a martelé le ministre de l’Économie, estimant qu’il «y a des gens qui peuvent passer la crise» sans être aidés. «Nous, on se concentre sur les plus vulnérables» , a-t-il insisté, critiquant l’exemple de l’Espagne qui «dépense une fortune» pour subventionner les prix à la pompe. Au bénéfice parfois des Français frontaliers. «Si le gouvernement espagnol veut subventionner des Français qui vont chez eux remplir leur réservoir, tant mieux pour eux !»
Roland Lescure a par ailleurs rassuré sur les stocks de carburant et de kérosène en France. «Pour l’Europe, cette crise est un problème de prix, pas de volume», a estimé le ministre de l’Économie. «On n’a pas de problème d’approvisionnement» , contrairement à l’Asie, a-t-il ajouté.
