Le gouvernement a annoncé mercredi 3 juin son intention de dissoudre deux nouveaux groupements , l’un d’ultra-droite, l’autre d’ultra-gauche, à l’issue du conseil des ministres, sur proposition du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.
Le premier est un « groupement identitaire d’ultradroite » dénommé Patria Albiges, et l’autre un « groupement d’ultragauche » appelé Front de rue, a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon devant la presse à l’issue de la réunion à l’Élysée.
Début mars, la porte-parole du gouvernement avait déjà annoncé que le groupe Patria Albiges figurait parmi les groupuscules devant prochainement être dissous. En avril dernier, onze militants d’extrême droite proches du groupuscule identitaire avaient été condamnés par le tribunal correctionnel d’Albi à des peines de quatre à huit mois de prison, avec sursis pour dix d’entre eux, pour avoir pris part à une expédition punitive contre un militant antifasciste en 2025, dans un bar d’Albi.
À la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque , le président de la République avait dénoncé la violence politique qu’elle vienne des « mouvements d’extrême gauche » comme « d’extrême droite » , appelant tous les « extrêmes » à « faire le ménage » dans leurs rangs. Emmanuel Macron avait réuni le 24 février les ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que les services de renseignement pour évoquer « les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques » . Il avait alors demandé à Laurent Nuñez de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq « émanations » locales identifiées de la Jeune Garde.
Près de 49 groupes, dont les derniers en date La Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres depuis 2017. Mais certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont fait un recours au Conseil d’État, qu’ils ont remporté.
