Dans les indiscrétions politiques de Challenges cette semaine retrouvez aussi le recrutement d’un chef antisuicides à Bercy ou encore le camp Attal satisfait de l’entrée en campagne de son champion.
Dans Le Crépuscule des dieux (éd. de L’Observatoire), le journaliste Patrice Duhamel nous rappelle que nos surhommes politiques tombent malades, souffrent… et mentent en silence. A commencer par Georges Pompidou, qui vécut un calvaire jusqu’à son décès dans l’exercice de ses fonctions, dont il apparaît qu’elles furent très affectées par la leucémie. Lui-même n’en sut pas tout, et le silence fut imposé à tous. Mensonge par omission sous François Mitterrand avec son cancer. Puis il y eut l’AVC de Jacques Chirac.
Au total, deux bonnes décennies de mensonges. Le récit, très informé, est accablant pour notre système démocratique, qui est lui-même malade d’une forme de dissimulation organisée et nous expose à tous les accidents possibles et imaginables. L’auteur suggère que les candidats à la présidentielle satisfassent à un check-up, puis que l’élu se soumette à un véritable suivi médical effectué par un collège scientifique. Des suggestions qu’on ne saurait prendre à la légère, alors que l’exercice de la magistrature suprême nécessite une forme physique hors norme.
Le président des Républicains, qui reproche au maire de Meaux (Seine-et-Marne) de ne pas le soutenir avec suffisamment de « clarté » et au fond de préférer Edouard Philippe , a eu droit à une réponse cinglante de Jean-François Copé . La missive de l’ancien président de l’UMP, envoyée à Bruno Retailleau, mérite d’être lue.
D’abord Copé lui rappelle que lorsqu’il dirigeait le parti, celui-ci comptait 300 000 adhérents et 308 députés, contre respectivement 80 000 et 48 aujourd’hui. « La force d’un grand parti, c’est le rassemblement » , lui assène-t-il, reprochant notamment à Retailleau la suspension des huit ministres LR qui font partie du gouvernement. Gouvernement que Retailleau a quitté en octobre dernier « dans des conditions que nous n’avons pas comprises » . Le « départ brutal » de l’ex-ministre de l’Intérieur a laissé, selon Copé, une trace profonde, une faille. La disgrâce aurait rendu béant le défaut de la cuirasse du président de LR. A moins que ce soit l’inverse.
Amélie Verdier, directrice générale des finances publiques (Bercy), finalise le recrutement d’un chef de service des ressources humaines (93 500 agents). Entre autres missions : « Le déploiement du plan de prévention des actes suicidaires et d’amélioration des conditions de travail adopté en décembre 2025, dans un contexte d’augmentation des événements graves. »
A un an de la présidentielle, l’Elysée considère que Jérôme Bonnafont, représentant de la France auprès de l’ONU, est trop proche d’ Edouard Philippe , qu’il a notamment servi à Matignon. Il serait remplacé par Frédéric Mondoloni, directeur Europe du Quai d’Orsay. Par ailleurs, la nomination d’Aurélien Lechevallier comme ambassadeur à Washington tarde à être officialisée.
Très proche de Gabriel Attal , le député Paul Midy n’est pas peu satisfait de l’entrée en campagne de son champion, « qui nous a permis de prendre 3 à 6 points, et plus de 7 dans notre électorat du centre droit. Notre démarche est la bonne : faire campagne si on veut éviter de laisser Le Pen ou Bardella entrer à l’Elysée. On fera des fautes, mais c’est de toute façon mieux que de ne rien faire ». Message passé à Edouard Philippe.
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