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Deux semaines en orbite pour deux astronautes français, Thomas Pesquet et Arnaud Prost. Voilà ce qu’a négocié le Mozart de la finance : un plan annoncé en grande pompe au sommet Choose France, ce 1 er juin, sur fond de souveraineté industrielle et de diplomatie spatiale. Derrière la mise en scène, le montage dit autre chose : la France achète une prestation commerciale à Vast, une entreprise américaine financée par une fortune issue de la crypto et dépendante de SpaceX pour le transport.
Le communiqué de presse du Centre national d’Etudes spatiales (Cnes) n’y va pas par quatre chemins : l’opération permettrait à la France de « sécuriser l’accès à l’orbite » et de se préparer à « tous les scénarii post-ISS » . Car c’est bien l’enjeu. La Station spatiale internationale, prévue pour être désorbitée par SpaceX à partir de 2030, laisse les astronautes sans destination évidente. Dans l’esprit d’un Oncle Sam pro-business, la bascule fera l’affaire des stations « privées », avec une inquiétude sur le timing : réduire le gap entre l’indisponibilité de l’ISS et la mise à poste des nouvelles infrastructures. Les prétendants se sont donc multipliés ces dernières années : Axiom, Starlab, Orbital Reef et Vast, tous candidats à la relève, tous plus ou moins nourris par les largesses publiques dans la course à l’orbite basse.
Décryptage Après 2030, l’ISS va fermer... Mais comment la ramener sur Terre sans qu’elle ne nous tombe sur la tête ?
