L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin dénonce une responsabilité collective dans les incidents survenus au PSG et demande des excuses à Jordan Bardella concernant ses propos sur l’immigration
Dominique de Villepin a mis en cause mercredi le manque d’anticipation des autorités et du PSG dans les violences intervenues samedi soir et a demandé à Jordan Bardella de « s’excuser » pour avoir pointé l’immigration alors que les profils des personnes passées en comparution immédiate sont divers.
Ces violences sont la conséquence « d’un manque d’encadrement de ces grandes manifestations » en pointant « une responsabilité collective » du gouvernement, de la ville de Paris et du PSG, a estimé sur RTL l’ancien Premier ministre qui se prépare pour la présidentielle. « On a été capables d’encadrer les Jeux olympiques. Pourquoi ? Parce qu’on a été capables de les préparer », a-t-il fait remarquer en soulignant qu’il y a « toute une série de techniques, notamment l’intelligence artificielle, qui permet de repérer très en amont ces groupes qui veulent en découdre ».
Violences après la victoire du PSG : les jeunes issus de l'immigration responsables ? "Ce que dit Jordan Bardella est faux. J'apprécierais qu'il puisse le constater, le vérifier et s'excuser", @Villepin face à @ThomasSotto dans #RTLMatin pic.twitter.com/CxNau3qtIq
Dominique de Villepin a aussi critiqué le président du RN Jordan Bardella qui a pointé du doigt « les jeunes issus de l’immigration qui ne ratent jamais une occasion pour exprimer leur rejet des institutions » alors que les premières personnes passées en comparution immédiate avaient des profils divers. « On se rend compte que ce que dit Jordan Bardella est faux, et j’apprécierais qu’il puisse le constater, le vérifier et s’excuser. Ce sont des simplismes qui contribuent […] à cliver la société française et à nous empêcher de trouver les vraies réponses qui doivent passer par une vision pragmatique », a-t-il jugé.
« Ceux qui passent devant les tribunaux ne sont pas des multirécidivistes, sont souvent des primo délinquants. Vous n’allez pas traiter un primo délinquant comme vous traiterez un multirécidiviste », a-t-il insisté. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, « un tiers » des personnes interpellées sont des mineurs, il y a « 85 % de Français » et les récidivistes sont « minoritaires ».
Sur la présidentielle, Dominique de Villepin a confirmé qu’il n’était pas pressé de se déclarer officiellement candidat car il vise « le tableau final » qui se « dressera autour de janvier-février » selon lui.
« Nous avons les candidats de juin, nous aurons d’autres candidats en septembre, Michel Barnier, Xavier Bertrand et beaucoup d’autres, nous aurons les candidats de décembre, François Hollande a déjà réservé sa place… Et puis nous aurons le tableau final », a-t-il analysé.
