Dans les indiscrétions politiques de Challenges cette semaine retrouvez aussi Eric Lombard auditionné par les députés de la commission d’enquête sur la fiscalité des riches ou encore Manon Aubry qui travaille le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle.
Au sein de Renaissance, le départ d’ Elisabeth Borne n’a pas apaisé l’ambiance. Maxime Cordier, directeur général du parti mené par Gabriel Attal , est la cible de nombreuses critiques. Il est notamment accusé d’avoir choisi la date du 30 mai, jour de la finale de la Coupe d’Europe de football, pour organiser le grand meeting parisien du secrétaire général de Renaissance. « Le rendez-vous est à 14 heures porte de Versailles, et la finale du PSG le soir, cela donne le temps de faire les deux » , fait valoir un proche de l’ex-Premier ministre. Reste que les retombées médiatiques risquent d’en souffrir.
De l’aveu de l’un des communicants de son rival, Edouard Philippe , « on a la tête comme un ballon » . Alors que la Coupe du monde de football débute le 11 juin pour s’étirer jusqu’au 19 juillet, Horizons a programmé son grand meeting et la mise sur orbite présidentielle de l’ex-Premier ministre le 5 juillet, alors que deux des huitièmes de finale se jouent ce jour-là. Avec un peu de chance – ou malchance –, l’équipe de France n’en sera pas.
« C’est une taupe confuse… » Commentant l’état du Parti socialiste (PS) après le clash provoqué par le départ de Boris Vallaud , président du groupe à l’Assemblée, Jean-Luc Mélenchon utilise sur LCI cette drôle d’expression. Les députés Insoumis Manuel Bompard et Antoine Léaument, membres de sa garde rapprochée, ont aussitôt rectifié en expliquant qu’il fallait bien sûr entendre « troupe confuse » .
C’est se méprendre sur la culture marxiste et trotskiste du chef suprême. Ou vouloir la masquer. Car si Jean-Luc Mélenchon a bien comparé le PS à une « taupe confuse », c’est en référence à Karl Marx et son expression « bien creusé, vieille taupe ! », qui dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte vantait le rôle souterrain des révolutionnaires. Les trotskistes de la Ligue communiste révolutionnaire avaient d’ailleurs en leur sein des groupes subversifs baptisés les « taupes rouges ». Mélenchon, qui est plutôt d’obédience lambertiste, a donc offert un joli clin d’œil codé à ses anciens camarades. Parmi lesquels Jean-Christophe Cambadélis, qui, comme Lionel Jospin, se façonna dans le trotskisme avant de devenir Premier secrétaire du PS. A l’écouter, il faut se méfier : « Mélenchon est une supertaupe lucide, qui n’est ni aveugle ni hémophile. »
L’ex-ministre de l’Economie et des Finances Eric Lombard est auditionné le 19 mai par les députés de la commission d’enquête sur la fiscalité des riches. Une occasion de revenir sur sa déclaration de janvier dernier concernant les « milliers de contribuables fortunés » qui ne « paient aucun impôt sur le revenu » .
Le 8 mai à l’Assemblée nationale, le député La France insoumise Louis Boyard a ciblé la « volonté de censure du gouvernement sur la responsabilité de l’orientation scolaire et de Parcoursup dans la dégradation de la santé mentale des jeunes » . Stéphanie Rist (Santé) lui a répliqué qu’il n’y avait « pas de tabou » mais qu’elle ne disposait « pas d’étude scientifique sur le fait que Parcoursup stresse les jeunes » .
Vice-présidente du parti d’extrême gauche au Parlement européen (GUE), l’eurodéputé LFI Manon Aubry ne s’emballe pas après l’annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle 2027. Se voit-elle ministre ? « Aucune idée. » En revanche, elle est bien présente pour « travailler sur le programme, en particulier sur les questions européennes et la fiscalité ».
Conseillère de Deborah Abisror-de Lieme, la secrétaire générale du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée, que préside Gabriel Attal, Julie Pinchon devient conseillère parlementaire de Laurent Panifous. Un poste-clé puisque ce dernier est ministre délégué des Relations avec le Parlement.
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