Le débat sur la gestation pour autrui (GPA) proposé par Gabriel Attal en vue de la présidentielle clive au sein même de son parti: la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s'est dite "extrêmement défavorable" ce dimanche 24 mai à cette proposition.
"J'ai toujours dit que ce débat existait et qu'il ne fallait pas l'occulter", affirme en effet dans Le Parisien celui qui s'est officiellement déclaré vendredi candidat à l'Élysée et qui constate que "sur tous ces sujets bioéthiques (...) la liberté de vote s'est imposée dans tous les partis".
Y compris chez Renaissance, puisque Maud Bregeon est "extrêmement défavorable" à une mesure qui, à ses yeux, "va à l'encontre du féminisme que l'on doit porter en 2026".
Même s'il s'agit d'une GPA "éthique", comme le défendent les partisans de la réforme. "Je ne sais pas ce que signifie 'éthique'", a-t-elle insisté, car "la maternité, la parentalité, c'est quelque chose de très personnel et je ne comprends pas dans quel cadre on imagine pouvoir mettre à disposition le ventre des femmes, que ce soit rémunéré ou pas".
Venue de la droite avant de rejoindre Emmanuel Macron en 2016, l'actuelle porte-parole du gouvernement a par ailleurs indiqué qu'elle n'avait "pas encore pris la décision" d'assister ou pas au premier meeting de campagne de Gabriel Attal samedi à Paris.
Expliquant ne pas vouloir "rentrer dans une écurie trop tôt", Maud Bregeon a plaidé pour que la "grande famille élargie de la droite et du centre" (englobant également, selon elle, Édouard Philippe , Bruno Retailleau, Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet) parvienne à "s'accorder pour avoir un projet unique et un candidat unique".
