Le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé jeudi 11 juin son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives le 2 juillet. L’édile d’extrême droite n’a de cesse de mener des politiques réactionnaires depuis son élection aux dernières élections municipales.
Nouvelle sortie raciste pour le maire Rassemblement National de Carcassonne . Christophe Barthès a annoncé jeudi 11 juin son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives, le 2 juillet prochain, invoquant les tensions diplomatiques entre Paris et Alger.
« Il ne me paraît pas cohérent que la Ville de Carcassonne mobilise ses moyens (…) afin de contribuer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un État dont les autorités entretiennent aujourd’hui des relations particulièrement dégradées avec la France » , a écrit l’élu d’extrême droite dans un message publié sur les réseaux sociaux de la ville. Depuis son élection aux élections municipales de mars dernier, l’édile n’a de cesse de mettre en œuvre ses politiques antisociales, identitaires, et, donc racistes .
Pour justifier sa décision, le maire cite notamment le sort de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal et du journaliste sportif français Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie. Christophe Barthès affirme que sa décision « ne vise en aucun cas » les Algériens de Carcassonne, mais constitue « un choix politique assumé » à l’égard du « régime algérien » .
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Pourtant, l’édile s’est plusieurs fois illustré par des sorties nauséabondes contre ce qu’il considère comme étranger. En 2023, lorsqu’il réagit à la mort du jeune Thomas à Crépol, il dit : « Le combat continue, jusqu’à ce que la racaille succombe à son tour. » « Ce n’est pas un appel à se venger, mais il faut lutter contre cette saloperie, et vous pouvez le noter ! On a laissé entrer chez nous des gens qu’on n’aurait jamais dû laisser entrer » , s’est-il ensuite justifié auprès de Mediapart.
Un mois après son élection, Christophe Barthès avait appelé la CGT, la FSU, SUD et la CFDT à restituer les bureaux qu’elles occupent dans le centre-ville. « Carcassonne est un laboratoire pour l’extrême droite, pour savoir jusqu’où elle peut détruire les libertés syndicales et d’expression » , s’inquiétait alors auprès de l’Humanité Sophie Trochet, secrétaire générale de l’union départementale de la CGT Aude. Le maire d’extrême droite avait également suscité d’autres polémiques, en décrochant le drapeau européen de la façade la mairie, ou encore en signant un arrêté anti-mendicité.
C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. Et c’est ce que nous faisons chaque jour dans l’Humanité.
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