Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a annoncé mardi 9 juin que la France interdisait au ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich ainsi qu’à “4 responsables d’organisations de colons et 21 colons violents”, l’entrée sur son territoire.
Le Quai d’Orsay a motivé sa décision en expliquant que Bezalel Smotrich, membre de l’extrême droite israélienne, “promeut activement l’annexion de la Cisjordanie, qu’il revendique ouvertement, la création de nouvelles colonies en Cisjordanie, la recolonisation de Gaza, l’effondrement économique de l’Autorité palestinienne et ses conséquences délétères sur la population palestinienne”.
Il s’agit du deuxième membre du gouvernement de Benyamin Nétanyahou déclaré persona non grata sur le territoire hexagonal. Le 23 mai, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir avait également été interdit d’entrée en France après son traitement indigne d’activistes qui avaient tenté de forcer le blocus naval israélien de Gaza par la mer.
La nouvelle annonce des autorités françaises s’inscrit dans la décision conjointe prise avec le Royaume-Uni, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, ainsi que la Norvège de durcir le ton les colons israéliens et d’imposer “de nouvelles sanctions visant six organisations israéliennes de
Pour Itamar Ben Gvir, la présence des colons en Cisjordanie prime sur la liberté de mouvement des Palestiniens