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Serge Papin a estimé que le patron du géant pétrolier Patrick Pouyanné «faisait le job» pour la France, en continuant à plafonner les prix des carburants dans le contexte de guerre au Moyen-Orient.
«Nos profits ne tombent pas du ciel», a affirmé jeudi dans un entretien au Figaro Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, au sujet des bénéfices records affichés par le groupe dans le sillage de la guerre au Moyen-Orient, qui ont provoqué une vague de polémiques et de «Total bashing» ces dernières semaines. Invité sur Sud Radio ce vendredi, à quelques heures de l’assemblée générale du géant pétrolier, le ministre des Petites et moyennes entreprises Serge Papin a tenu à saluer le travail de la major française et de son patron.
Rappelant que TotalEnergies fait partie des premières majors pétrolières mondiales, tout en développant son activité relative aux énergies renouvelables, le ministre a affirmé que Patrick Pouyanné «faisait le job» pour la France. Le ministre s’est référé à la décision de TotalEnergies de continuer à plafonner les prix des carburants à 1,99 euro du litre pour l’essence et 2,09 euros pour le gazole, et ce jusqu’à fin juin au moins . «Je rappelle que les résultats de Total sont sur le marché mondial. Il fait un focus sur la France pour nous aider, aider les citoyens, aider les automobilistes» , a développé Serge Papin. Ce faisant, il a estimé que cela permettait à l’entreprise de développer une dimension sociétale - loin de l’image «climaticide» qu’elle peut véhiculer.
Ainsi, Serge Papin s’est dit peu favorable à taxer les «superprofits» de guerre d’entreprises telles que TotalEnergies. «À partir du moment où Total fait directement le travail (de redistribuer), pourquoi l’État veut toujours prendre d’un côté pour redistribuer de l’autre ? , a-t-il interrogé. Il fait son boulot de distributeur de carburant .» Une position plus ferme que celle du ministre de l’Économie Roland Lescure, qui avait assuré il y a quelques jours qu’il «ne s’opposera pas» à une éventuelle surtaxe de TotalEnergies, si celle-ci venait à être proposée au Parlement.