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socialvia Le Figaro — Économie··3 min de lecture

Le taux de pauvreté des enfants augmente en France alors qu’il diminue dans le reste de l’Europe

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Le contexte

La pauvreté infantile en France est un sujet préoccupant qui a été mis en lumière par la Commission européenne. Depuis plusieurs années, des rapports soulignent une détérioration des conditions de vie des enfants, en particulier dans le contexte de la précarisation croissante des ménages. La France se distingue par un taux de pauvreté infantile qui dépasse la moyenne européenne, ce qui soulève des questions sur l'efficacité des politiques sociales en place.

Ce qu'il faut retenir

La Commission européenne a rapporté que 27,5 % des enfants en France sont à risque de pauvreté et d'exclusion sociale, un chiffre qui a augmenté par rapport à 22,4 % en 2015. En parallèle, le taux de pauvreté des travailleurs a également augmenté, atteignant 8,7 % en France, alors qu'il a diminué dans l'UE. Les familles monoparentales, souvent dirigées par des mères, sont particulièrement touchées, avec un parent isolé sur cinq menacé de pauvreté. Les conditions de travail précaires et le manque d'accès à des services de garde d'enfants adéquats aggravent la situation.

Ce que ça change

Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'avenir des enfants en France et met en lumière les défis auxquels le gouvernement doit faire face pour améliorer les conditions de vie des familles. La hausse du taux de pauvreté infantile pourrait avoir des conséquences à long terme sur la cohésion sociale et l'égalité des chances, nécessitant une réévaluation des politiques publiques en matière de travail et de protection sociale.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Les courbes se sont durablement croisées, signale la Commission européenne.

Le chiffre a de quoi surprendre, mais aussi de quoi faire frémir. Le déclassement de la France serait-il plus avancé qu’on ne le pensait jusqu’alors ? Tel est le questionnement qui survient lorsque la Commission européenne met en avant que le taux de pauvreté des enfants en France est le cinquième plus élevé de l’Union européenne. Dans son « paquet de printemps du semestre européen 2026 » , ensemble de documents donnant des orientations économiques et budgétaires à chaque État membre, Bruxelles souligne que 27,5 % des enfants en France sont « à risque de pauvreté et d’exclusion sociale, bien au-dessus du reste de la population (20,8 %)». Le seuil de risque de pauvreté est fixé à 60% du revenu médian disponible après transferts sociaux dans chaque pays.

La situation se détériore depuis dix ans - ce taux était de 22,4 % en 2015 - tandis que dans le reste de l’Union européenne la situation s’améliore : de 27,4 % en 2015, le taux est passé à 24,3 % en 2025. « Les indicateurs vont dans le sens opposé de la tendance européenne, le chômage a pourtant baissé en France » sur cette période, s’alarme-t-on au sein de la Commission européenne. Mais le taux de pauvreté des personnes occupant un emploi suit la même trajectoire, les courbes de la France et de la moyenne européenne se croisent. En dix ans, il est passé de 7,5 % à 8,7 % dans notre pays, alors que dans l’UE il a baissé de 9,8 % à 8,2 %.

Plusieurs raisons sont avancées pour tenter de comprendre cet appauvrissement des travailleurs et, par conséquent, des enfants. « Le travail à temps partiel involontaire et le travail précaire réduisent le nombre total d’heures travaillées, tandis que le nombre de travailleurs indépendants (micro-entrepreneurs et travailleurs de plateformes numériques) aux revenus très faibles et à l’autonomie limitée a augmenté. Par ailleurs, les bas salaires et l’accès insuffisant à la formation freinent l’évolution de carrière, et les préoccupations relatives aux conditions de travail persistent, notamment les longues heures de travail et la forte proportion d’accidents mortels du travail » , analyse Bruxelles.

En découlent des conditions de vie détériorées pour les enfants. « La pauvreté des travailleurs a fortement augmenté parmi les ménages avec enfants, touchant particulièrement les familles monoparentales, majoritairement dirigées par des mères, souligne la Commission . Parmi les parents isolés actifs, un sur cinq était menacé de pauvreté en 2025, en raison d’un travail à temps partiel involontaire et d’opportunités de carrière manquées, souvent par manque de solutions de garde d’enfants adéquates. » L’offre de services de garde d’enfants est relativement forte en France, cependant l’accès reste inégalitaire, selon les auteurs du document. « L’écart entre les enfants issus de milieux favorisés et ceux issus de milieux défavorisés (36 points de pourcentage) est supérieur à la moyenne européenne (20 points de pourcentage). En 2023, 76 % des familles vivant dans la pauvreté n’avaient pas les moyens de faire garder leurs enfants » .

Le chômage, en hausse continue depuis le quatrième trimestre 2024, joue également un rôle prépondérant. Ainsi « 9,2 % des enfants vivent dans des foyers sans emploi, soit l’un des taux les plus élevés de l’UE » , est-il indiqué. Plus globalement, la tendance est à la précarisation en France : le taux de personnes « à risque de pauvreté et d’exclusion sociale » ne fait qu’augmenter, alors que celui de la moyenne européenne ne fait que se réduire. En 2025 les courbes se croisent, à 20,8 %. Un constat préoccupant dont la Commission ne parvient pas à fournir toutes les explications.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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