L’actualité le montre : la guerre des drones bat son plein. En Ukraine déjà, le drone devient la grenade du fantassin du 21 e siècle. Dans le détroit d’Ormuz , comme en mer Rouge, les attaques par drones sont aujourd’hui le mode d’action privilégié de nos compétiteurs. Comment riposter, comment résister ? Car le problème des drones, c’est que leur industrie est d’abord et avant tout duale, c’est-à-dire une industrie civile et militaire. Aujourd’hui, tout le monde peut acheter son drone, de marque française, chinoise ou américaine. Potentiellement chacun peut y ajouter une charge utile : caméra certes, mais potentiellement charge explosive, d’écoute ou de renseignement. C’est tout le problème du drone : l’industrie est guidée par le monde du divertissement et donc est capable de baisser les coûts, et d’accélérer le rythme de développement. En réponse, le domaine de la LAD (lutte anti-drones) n’est pas dual. Et donc doit trouver les moyens de la riposte, du bouclier contre le glaive, mais avec un temps de retard.
Comment lutter contre un drone ? Un missile, certes, remplit le contrat, mais quand un missile ASTER de plus de trois millions d’euros abat un drone Shahed iranien de quelques milliers d’euros, le bilan est clair : c’est le drone qui a abattu le missile. Il faut donc être plus imaginatif. C’est d’ailleurs ce que la France a fait durant les Jeux olympiques de Paris . Plusieurs défis : détecter, identifier, et neutraliser.
