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DÉCRYPTAGE - Sous la bannière des plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo, de nombreux travailleurs précaires ne paient pas de cotisations sociales sur leur salaire, entraînant ainsi un important manque à gagner pour les comptes sociaux.
Il n’y a pas que les livreurs qui subissent les conséquences du système économique des plateformes de livraison . Le modèle social français en fait aussi les frais. En plus d’être confrontées à une précarité financière, à des cadences infernales et au diktat des algorithmes, les petites mains cachées derrière le succès d’entreprises comme Uber Eats ou Deliveroo sont également bien souvent responsables de fraudes à la Sécurité sociale. Le travail au noir des travailleurs des plateformes représente en effet un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros par an pour les comptes sociaux.
La fraude sociale revient régulièrement dans le débat public. Bien qu’elle soit largement inférieure à la fraude fiscale, laquelle est estimée entre 80 et 100 milliards d’euros par an, il s’agit d’un coup de canif dans notre modèle de solidarité. En 2025, elle s’élève à 14 milliards d’euros , selon le dernier rapport du Haut Conseil pour le financement de la protection sociale (HCFiPS). En dépit…
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