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educationvia L'Express··1 min de lecture

Lycée d’origine affiché dans Parcoursup : "Cela nourrit toutes sortes de spéculations et entretient un sentiment d’injustice"

Personnalités citées :Pierrick CourbonFrantz GumbsGrégoire Ensel
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Le contexte

Parcoursup est la plateforme nationale de préinscription dans l'enseignement supérieur en France, mise en place en 2018. Elle a suscité des débats sur l'équité des admissions, notamment en raison de la prise en compte du lycée d'origine des candidats. Un rapport parlementaire récent a relancé la discussion sur l'anonymisation des établissements pour réduire les biais d'appréciation.

Ce qu'il faut retenir

Les résultats d'admission sur Parcoursup seront publiés le 2 juin. Le lycée d'origine des candidats est un critère controversé qui peut influencer les décisions d'admission. Des députés et des membres de la communauté éducative soulignent que cette pratique crée des inégalités entre les élèves issus de lycées réputés et ceux de lycées moins prestigieux. Un rapport parlementaire propose d'anonymiser l'établissement d'origine pour remédier à ce biais.

Ce que ça change

La prise en compte du lycée d'origine dans les admissions pourrait être remise en question, ce qui pourrait réduire les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur. Si des mesures d'anonymisation sont mises en place, cela pourrait favoriser une évaluation plus équitable des candidatures, indépendamment de l'établissement fréquenté.

L'article complet

Source originale sur lexpress.fr

"Voilà plusieurs semaines que je passe en revue tous les scénarios possibles et que je me demande à quelle sauce je vais être mangée", confie Jeanne, 17 ans, lycéenne à Paris. A quelques jours de la publication des résultats d’admission dans l’enseignement supérieur, l’angoisse monte dans de nombreuses familles. En se connectant à la plateforme Parcoursup le 2 juin prochain, les candidats découvriront s’ils sont admis, refusés ou placés sur liste d’attente dans les formations auxquelles ils ont postulé. Ces dernières semaines, les établissements du supérieur ont passé au crible des milliers de dossiers : notes, rang dans la classe, lettres de motivation, activités extrascolaires… Autant de critères examinés pour départager les candidats. Certains prennent aussi en considération le lycée d’origine, une pratique controversée depuis la création de Parcoursup en 2018. Le débat a été relancé en février dernier avec la publication d’un rapport parlementaire : l'anonymisation de l’établissement de scolarisation des élèves fait partie des pistes d’amélioration avancées.

"Il est évident que les commissions chargées d’examiner les vœux peuvent avoir un a priori favorable vis-à-vis d'un élève issu d’un établissement dit d’excellence et, à l’inverse, se montrer plus réservées lorsqu’un candidat vient d’un lycée moins réputé. Ce biais d’appréciation n’a plus lieu d’être", estime Pierrick Courbon, député PS et corapporteur du texte avec Frantz Gumbs, député Les Démocrates. Au sein de la communauté éducative, plusieurs voix s’élèvent dans ce sens. "Nous considérons qu’il s’agit d’un véritable facteur d’inégalité, comme l’ont déjà souligné le Défenseur des droits et la Cour des comptes par le passé", souligne Grégoire Ensel, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). Selon lui, cette tendance à "hiérarchiser les établissements" reflète les disparités qui jalonnent la scolarité de certains élèves, de la maternelle jusqu’au baccalauréat : "Ceux qui font tout leur parcours scolaire dans des établissements ségrégués sont les mêmes qui se retrouvent encore une fois pénalisés au moment d’accéder à l’enseignement supérieur".

Texte extrait depuis l'article original sur lexpress.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lexpress.fr.

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