Visé par des critiques après la plainte pour viol visant un ancien conseiller, Jean-Michel Aulas annonce son retrait de la gouvernance du groupe Cœur Lyonnais
Jean-Michel Aulas se met en retrait de son poste d’opposant en chef à la mairie de Lyon, tenue par l’écologiste Grégory Doucet, après une plainte pour viol concernant un de ses anciens conseillers, a annoncé vendredi son groupe.
Les conseillers municipaux du groupe Cœur Lyonnais, qui regroupe des partis de droite et du centre ainsi que des membres de la société civile élus derrière l’ancien patron de l’OL, se sont réunis vendredi, deux jours après les premiers articles sur cette plainte. À cette occasion, « Jean-Michel Aulas, président du groupe, et Laure Cédat, vice-présidente, ont formulé la proposition de se mettre en retrait de la gouvernance du groupe pour préserver l’unité du collectif », selon un communiqué signé Cœur Lyonnais.
Malgré cette mise en retrait, deux conseillers ont quitté le groupe. « On ne peut plus siéger avec eux », a expliqué le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver, évoquant une réunion « très dure ». La veille, Jean-Michel Aulas a refusé de se mettre en retrait de la métropole de Lyon, dont il est premier vice-président depuis mars, malgré les appels de la présidente LR, Véronique Sarselli, et des élus de la majorité.
Cette crise a éclaté après la révélation mercredi qu’une jeune militante engagée dans la campagne de Jean-Michel Aulas avait déposé plainte en mai pour viol par soumission chimique contre le directeur de la communication de la campagne. Selon sa plainte, les faits se sont produits en janvier dans une chambre d’hôtel, et elle a informé le candidat Jean-Michel Aulas et certains de ses proches dès février. L’ancien homme d’affaires explique avoir, à partir de ce moment, tenu son conseiller à l’écart du QG de campagne, sans le renvoyer.
Selon son avocate, le directeur de communication « conteste fermement et avec sérénité toute accusation ».
