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economievia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Mal ciblée, peu incitative... La Cour des comptes préconise une réforme de la prime d'activité

Personnalités citées :Sophie ThibaultArnaud Bazin
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Le contexte

La prime d'activité a été créée en 2016 pour soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs modestes et inciter à l'emploi. Elle coûte environ 11 milliards d'euros par an aux finances publiques. La Cour des comptes a été sollicitée pour évaluer son efficacité et proposer des réformes.

Ce qu'il faut retenir

La Cour des comptes a présenté un rapport au Sénat sur la prime d'activité, soulignant qu'elle ne joue pas un rôle incitatif pour certains groupes comme les apprentis et les salariés en cumul emploi-retraite. Le rapport propose de mettre fin à l'éligibilité de ces catégories pour économiser 300 millions d'euros par an. Il suggère également de verser un bonus individuel dès le premier euro pour inclure les travailleurs à temps partiel, souvent en situation de pauvreté. La récente augmentation de 50 euros de la prime décidée par le gouvernement ne correspond pas aux recommandations du rapport.

Ce que ça change

Ce rapport pourrait influencer les décisions politiques concernant la prime d'activité et la réforme des aides sociales en France. Les recommandations de la Cour des comptes visent à rendre cette aide plus efficace et mieux ciblée, ce qui pourrait avoir un impact sur les finances publiques et sur les bénéficiaires de cette prime.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Les apprentis les mieux payés et les personnes en cumul emploi-retraite la touche sans qu’elle n’ait d’effet incitatif au retour à l’activité, selon les auteurs, qui rappellent son coût de 11 milliards d’euros pour les finances publiques.

Un rapport de la Cour des comptes sur la prime d'activité , présenté mercredi au Sénat, préconise de ne plus la verser aux apprentis mais de mieux inclure les personnes travaillant à temps partiel. Ce rapport sur cette prime, dont le coût frôle les 11 milliards par an , a été réalisé à la demande de la commission des finances du Sénat. Il n'existait pas jusqu'à présent d'étude détaillée sur les effets de cette prime, créée en 2016 avec le double objectif de soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs modestes et d'inciter à l'emploi, a souligné la présidente de la cinquième chambre de la Cour des comptes, Sophie Thibault, devant cette commission.

La Cour des comptes s'est appuyée sur une étude demandée à l'économiste Antoine Bozio et un sondage mené avec Ipsos auprès de 6.000 personnes. Elle n'a pas traité l'une des critiques essuyées par cette prime, celle d'être une trappe à bas salaire . Selon ce rapport, la prime d'activité «a largement contribué à faire disparaître les situations de pauvreté pour les personnes qui travaillent à temps plein» , mais pas pour les travailleurs à temps partiel, a indiqué Sophie Thibault. L'étude ne relève pas d'effet de la prime sur le taux d'emploi. Selon le sondage, 80% des personnes interrogées n'en tiennent pas compte dans leur comportement d'emploi (chercher activement un travail, l'accepter ou le refuser: ndlr), peut-être en raison de la difficulté à anticiper son montant, a-t-elle expliqué.

La Cour préconise de «mettre fin à l'éligibilité des apprentis et des salariés en cumul emploi-retraite» , deux catégories pour lesquelles la prime «ne joue aucun rôle incitatif à l'emploi» . Cela permettrait une économie annuelle de plus de 300 millions d'euros, selon elle. Aujourd'hui, «cette prime d'activité ne s'adresse qu'aux apprentis qui touchent plus de 78% du Smic, donc elle va à ceux qui sont les mieux lotis(...), une contradiction» , a approuvé le sénateur LR Arnaud Bazin, co-rapporteur spécial. Le rapport propose plusieurs pistes pour augmenter l'efficacité de la prime sur le retour ou le maintien dans l'emploi.

La «meilleure piste» est «sans doute» le versement du bonus individuel dès le premier euro (ce bonus est actuellement versé aux personnes touchant au moins 50% du Smic), afin d'inclure les personnes à temps partiel, souvent pauvres, selon Sophie Thibault. Mais cela imposerait, pour compenser 900 millions de coût supplémentaire, de réduire également le barème par le haut, a-t-elle noté. L'augmentation de 50 euros de la prime d'activité pour trois millions de ménages décidée par le gouvernement et entrée en vigueur en avril «s'éloigne des préconisations de notre rapport» , a relevé Sophie Thibault.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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