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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

Malaises, déshydratation... La canicule précoce de mai a entraîné une nette hausse des recours aux soins d’urgence

Personnalités citées :ministère de la Santé
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Le contexte

La France a connu une canicule précoce en mai, entraînant des effets sanitaires significatifs. Les autorités sanitaires ont observé une augmentation des recours aux soins d'urgence, particulièrement dans les départements en vigilance orange. Ce phénomène a suscité des préoccupations concernant la prévention et l'adaptation aux fortes chaleurs.

Ce qu'il faut retenir

Les recours aux soins d'urgence ont augmenté de manière significative en raison de la canicule de mai, avec un pic de passages aux urgences et d'interventions de SOS Médecins. Les jeunes et les seniors ont été particulièrement touchés par les effets de la chaleur. Les autorités sanitaires ont souligné l'importance de renforcer la prévention et d'adapter les environnements pour protéger les populations vulnérables.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière la nécessité d'améliorer les campagnes de prévention face aux épisodes de chaleur extrême. Les critiques concernant l'absence de déploiement d'une campagne de santé publique soulignent des tensions entre les agences de santé et le gouvernement, ce qui pourrait influencer la manière dont les futures crises sanitaires sont gérées.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Toutes les tranches d’âge ont été touchées par les conséquences sur la santé de l’épisode de fortes chaleurs inédit, particulièrement dans les départements placés en vigilance orange

La survenue précoce d’une canicule en mai dans l’Hexagone a entraîné une hausse « marquée des recours aux soins d’urgence » , observent vendredi les autorités sanitaires, qui assurent avoir « anticipé » la prévention alors que l’absence d’une campagne de Santé publique France fait polémique.

Les passages aux urgences, hospitalisations et consultations SOS Médecins ont augmenté progressivement dès le 22 mai et atteint un pic le 26 mai, avec 411 passages aux urgences et 253 interventions de SOS Médecins, selon un communiqué du ministère de la Santé, cosigné par Santé publique France.

Lors de cet épisode, les recours aux soins d’urgence pour des effets des fortes chaleurs (hyperthermies, déshydratations, hyponatrémies (baisse du taux de sodium dans le sang) et malaises) ont été « deux fois plus importants dans les départements en vigilance orange canicule » que dans les autres.

Les hospitalisations post-urgences ont aussi augmenté, avec un pic à 230 le 29 mai.

Si hyperthermies et coups de chaleur ont principalement touché les moins de 15 ans et les 15-44 ans, déshydratations et hyponatrémies ont surtout affecté les seniors de 75 ans et plus.

Autre fait notable : « des impacts sanitaires plus marqués » chez les moins de 15 ans et les 15-45 ans, lors de cet épisode « inédit, historique et exceptionnel pour un mois de mai » selon Météo-France, que ceux observés habituellement par canicule.

Cela « souligne l’importance de renforcer la prévention et l’adaptation des environnements fréquentés par ces populations », jugent le ministère et SPF.

Les autorités sanitaires assurent avoir « anticipé les dispositifs de prévention afin de limiter les risques pour la santé » et soulignent que, « tout au long de la saison », ministère, agences régionales de santé, préfectures et collectivités déploient des actions de prévention et d’assistance.

« Face aux risques liés aux fortes chaleurs », le ministère appelle aussi « à la responsabilité et à la vigilance de chaque citoyen », rappelant les « bons gestes » recommandés.

Fin mai, l’intersyndicale de SPF et le collectif Santé publique en danger ont dénoncé dans un communiqué l’absence de déploiement d’une campagne sur l’adaptation à la chaleur prête à être diffusée, pointant une « ingérence des services du Premier ministre qui empêche Santé publique France de réaliser ses missions ».

« Ces épisodes climatiques extrêmes étant malheureusement destinés à se renouveler et à s’intensifier, il serait judicieux de revenir au professionnalisme qui régissait antérieurement ces campagnes de prévention » avec SPF, a jugé Addiction France mardi.

Depuis fin janvier et l’annonce du transfert au ministère de la Santé de certaines missions de SPF, dont les campagnes de prévention, des salariés, experts en santé publique et parlementaires redoutent une « reprise en main », aux dépens de données scientifiques indépendantes des lobbies notamment.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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