La cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen , a estimé ce vendredi 22 mai que la France n'avait "pas à s'agenouiller devant l' Algérie ", dénonçant le comportement "éminemment critiquable" d'Alger alors que les relations entre la France et l'Algérie sont marquées par des tensions diplomatiques qui n'ont cessé de croître ces dernières années.
"L'Algérie est un pays indépendant depuis 1962. Elle est adulte. C'est une nation souveraine, mais il faut qu'elle se comporte comme telle", poursuit la députée RN avant d'ajouter: "continuer à voir nos compatriotes être traités de manière scandaleuse comme c'est le cas pour Boualem Sansal , Christophe Gleizes, à se faire cracher au visage et à demander à la France des genoux flexions ininterrompues, pour nous ce sera non".
Au coeur des tensions entre Paris et Alger figurent notamment l'incarcération en Algérie de l'écrivain Boualem Sansal - depuis gracié et libéré en novembre 2025 -, et du journaliste sportif Christophe Gleizes, toujours détenu en Algérie pour "apologie du terrorisme".
Au lendemain de sa visite en Algérie, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, a déclaré sur Europe 1 "rêver" un jour d'un "traité d'amitié" entre Paris et Alger "qui respecte les deux pays". "On n'en est pas du tout là", a-t-il cependant nuancé.
"Tout ça ce sont des mots", réagit Marine Le Pen. Selon la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, il faut d'abord que "l'Algérie récupère les OQTF algériens et qu'elle arrête de refuser d'appliquer le droit international. Il faut qu'elle arrête d'accuser la France de tous les maux, alors qu'une grande partie des responsbailités sont les leurs".
"S'il s'agit de se comporter comme une nation souveraine en respectant le droit international, en arrêtant de faire peser sur la France des responsabilités qui sont celles du gouvernement algérien sur les difficultés économique sociales qui sont les siennes nous sommes prêts à discuter", concède-t-elle.
Mardi, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez a affirmé sur BFMTV que les relations entre la France et l'Algérie étaient meilleures. "Les relations sont bonnes, elles sont reparties, ce sont deux grands pays qui se parlent en matière de sécurité. Les choses se réenclenchent", a-t-il plaidé.
