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securitevia France 24··3 min de lecture

Mondial 2026 : par peur de violences, des villes françaises édictent des couvre-feux

Personnalités citées :Julien BonyJean-Luc MoudencEmmanuel GrégoireIdir BoumertitSerge Grouard
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Le contexte

La Coupe du monde 2026 de football se déroulera dans un contexte de craintes de débordements et de violences urbaines, notamment après des incidents survenus lors d'événements sportifs précédents. Les maires de plusieurs grandes villes françaises prennent des mesures préventives pour assurer la sécurité publique durant cet événement.

Ce qu'il faut retenir

Des villes comme Toulouse et Clermont-Ferrand instaurent des couvre-feux pour les mineurs non accompagnés pendant la Coupe du monde 2026. Le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a exprimé des inquiétudes concernant des violences urbaines similaires à celles observées après la finale de la Ligue des champions. D'autres villes, comme Paris, prévoient des fan zones pour permettre aux habitants de profiter des matches. Les approches divergent entre les municipalités de droite, qui prônent des mesures strictes, et celles de gauche, qui favorisent des événements festifs.

Ce que ça change

Ces décisions illustrent un débat plus large sur la sécurité publique et la gestion des événements sportifs en France. Les mesures prises par certaines municipalités pourraient limiter l'accès des jeunes aux événements sportifs, tandis que d'autres cherchent à promouvoir un esprit festif. Ce contraste pourrait influencer les relations entre les différentes municipalités et les perceptions des citoyens sur la sécurité et la convivialité des événements sportifs.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Par craintes de débordements après certaines rencontres considérées comme "à risque", de grandes villes comme Toulouse et Clermont-Ferrand ont prévu d'instaurer des couvre-feux pour les mineurs non accompagnés lors du Mondial. D'autres maires ne veulent pas de fan zones dans leurs communes.

Avec un décalage horaire entre six et neuf heures avec les pays hôtes, la Coupe du monde 2026, qui a commencé jeudi 11 juin, s'annonce cruelle pour les plus fervents fans du ballon rond en France . Celles et ceux qui ne rateront pour rien au monde une affiche de Mondial doivent être prêts à garder les yeux ouverts de la fin de soirée à l’aube pendant plus d'un mois .

Une tâche rendue encore plus difficile pour les adolescents, qui ne pourront pas toujours suivre les matches depuis les bars ou les fan zones. Plusieurs villes de France ont instauré des couvre-feux les empêchant de sortir tard le soir sans être accompagnés d'un adulte.

À Clermont-Ferrand , le maire Julien Bony a annoncé, mardi, l’instauration d’un couvre-feu pour les "mineurs de moins de 16 ans non accompagnés" lors du Mondial, sous peine d'une amende de 150 euros.

Le maire de droite s’est dit inquiet que des "violences urbaines", comme celles qui ont suivi la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions le 30 mai , touchent sa commune. "Il fallait agir" pour éviter que le Mondial "ne devienne un nouveau prétexte à ce genre de débordements", a-t-il déclaré.

Au-delà du couvre-feu, la ville a décrété qu’il n’y aurait pas de fan zone, une mesure qui s’appliquera "même si la France est en finale". Et les bars devront tourner leurs écrans vers l’intérieur des établissements pour "éviter des attroupements dans les rues", a déclaré Julien Bony.

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En outre, un autre arrêté municipal interdit la consommation d'alcool dans l'espace public passé 22 h durant la période estivale. L'élu a fait de la sécurité un de ses thèmes de campagne lors des dernières municipales.

Les jeunes Toulousains seront eux aussi confinés de 22 h à 5 h du matin faute de tuteur les soirs de certains matches "à risque". Le couvre-feu sera en vigueur les nuits des matches de l'équipe de France, du Maroc et de la Tunisie . Le maire divers droite, Jean-Luc Moudenc, justifie lui aussi cette mesure par la crainte de débordements similaires à ceux qui ont accompagné la finale de la Ligue des champions .

Il a tout de même annoncé une "fan zone" sur le parvis du Stadium, stade du Toulouse Football Club (TFC), d'une capacité de 18 000 personnes, à partir des quarts de finale, les soirs de matches de l'équipe de France.

Un luxe auquel n’auront pas accès les habitants d’Orléans. Serge Grouard, maire UDI de la ville, a lui interdit la diffusion des matches sur les terrasses des bars et des brasseries.

Alors que ces trois communes gérées par des maires de droite prônent des mesures strictes de prévention, les municipalités de gauche œuvrent à multiplier les événements.

À Paris , par exemple, la mairie souhaite la mise en place de fan zones, a indiqué Lamia El Aaraje, première adjointe au maire socialiste Emmanuel Grégoire en charge de la sécurité du quotidien, précisant être "en discussion avec la préfecture de police".

"Il n'y a pas de raison que les Parisiens ne puissent pas profiter d'un moment sportif, joyeux, familial, populaire et gratuit, car pour nous le principe d'une fan zone est qu'elle puisse être accessible à tous", a déclaré l'élue parisienne.

Le maire La France insoumise (LFI) de Vénissieux, Idir Boumertit, a annoncé sur X la diffusion de certains matches dans plusieurs sites de la ville, comme le stade ou des parcs, "avec un espace buvette et barbecue" et un "espace famille".

La gauche s’est montrée très critique des mesures prises dans les villes de Toulouse, Clermont-Ferrand et Orléans. L’opposition socialiste du maire de cette dernière estime que "cette décision vient punir les commerçants orléanais" et ajoute que les "scènes de fête populaire sont menacées par un discours sécuritaire et par la peur".

Ces approches divergentes autour de la Coupe du monde reflètent le débat qui a émergé après le deuxième sacre européen du PSG . De violents affrontements avec les forces de l'ordre se sont produits et plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées à travers l’Hexagone. Les événements de cette soirée sont devenus le catalyseur de débats sur la sécurité, la lutte contre la délinquance et l'immigration .

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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