L’armée de terre, malgré des moyens en forte hausse, reste plombée par des manques préoccupants. Passage en revue avant le Salon de l’armement Eurosatory qui s’ouvre à Villepinte (15 au 19 juin).
Toujours plus d’argent, pas plus d’équipements. C’est le grand paradoxe des hausses du budget militaire français depuis dix ans. Si l’effort financier a quasiment doublé depuis 2017 (63,3 milliards d’euros prévus en 2027, contre 32 milliards dix ans plus tôt), l’armée de terre, comme la marine et l’armée de l’air et de l’espace, n’a pas vu de renforcement majeur de ses capacités. Pas de chars supplémentaires, malgré un parc de 200 Leclerc en « soins palliatifs », selon l’expression de Léo Péria-Peigné, chercheur à Institut français des relations internationales (Ifri).
Moins d’une demi-douzaine de lance-roquettes unitaires disponibles, quand la Pologne et l’Allemagne en commandent des centaines. Des trous capacitaires béants dans la guerre électronique, le génie, la lutte antidrones.
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