Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, à l'Hôtel de Matignon de Paris, le 21 avril 2026. - Photo par ADNAN FARZAT / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a défendu ce mercredi 10 juin l'action du ministre de la Justice Gérald Darmamin dans l'affaire Lyhanna, jugeant que sa démission "ne changerait pas les erreurs" commises.
"En quoi la démission de Gérald Darmanin changerait profondément et concrètement les erreurs, les fautes, les problèmes auxquels nous sommes confrontés lorsque nous parlons de cette affaire?", a-t-elle réagi sur Public Sénat, alors que LFI a ouvertement appelé à la démission du garde des Sceaux.
"Je trouve qu'il s'exprime avec beaucoup de courage et beaucoup de sincérité. (...) Qu'un ministre présente ses excuses au nom de l'institution qu'il représente alors même qu'il n'a pas le pouvoir d'interférer dans des affaires individuelles, c'est extrêmement rare", a-t-elle jugé.
"La responsabilité de l'ensemble du gouvernement, c'est de tirer les bonnes conclusions, celles qui feront avancer le système dans le bon sens", une fois que les premières conclusions des enquêtes administratives diligentées dans l'affaire Lyhanna seront connues le 19 juin, a insisté Maud Bregeon, proche politiquement de Gérald Darmamin.
Sur les conséquences législatives, si le gouvernement "n'est évidemment pas opposé" à mettre à l'agenda un texte parlementaire visant à traiter de manière globale les violences sexistes et sexuelles , elle a cependant averti qu'il ne faut pas "faire croire qu'il suffirait d'un projet de loi pour régler l'ensemble des problèmes qui touchent à la protection de l'enfance".
Dans le cas Lyhanna, "ce n'est pas une affaire d'ordre législative. Il y a derrière des failles, des fautes qu'il nous faut regarder en face", a-t-elle insisté. Le gouvernement proposera au Parlement de "continuer à augmenter le budget de la justice en 2027", a ajouté la porte-parole, sans chiffrer le montant de cette hausse.
