Lors de cet événement organisé ce 27 mai, juristes, militants et parlementaires ont méthodiquement démonté la ligne de défense du premier ministre sur les exportations d’armes françaises vers Israël, dénonçant une transparence insuffisante et une violation du droit international.
C’est une question qui revient inlassablement depuis près de trois ans dans le débat politique : la France vend-elle des armes à Israël susceptibles d’être utilisées contre des civils palestiniens ? Interpellé ce mercredi 27 mai par Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, sur la mise en place d’un embargo total sur les exportations d’armes à destination d’Israël, Sébastien Lecornu, le premier ministre, a assuré que les seuls composants encore livrés concernent le système de défense « Dôme de fer », dont le seul objet est la protection des populations civiles.
Une constance chez Lecornu. Déjà, en janvier 2024, alors à la tête du ministère des Armées, il expliquait que « la France respect [ait] strictement ses engagements internationaux dans ses exportations d’armes vers Israël » et qu’elle n’exporte pas de « matériels létaux susceptibles d’être employés contre des populations civiles dans la bande de Gaza » .
Une ligne de défense que les intervenants du colloque organisé par...
« On ne sait pas à quoi tous ces équipements servent ! » : un colloque à l’Assemblée nationale étrille les ventes d’armes de la France à Israël
