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justicevia Le HuffPost··2 min de lecture

Patrick Balkany écope de deux peines de prison ferme pour détournements de fonds publics

Personnalités citées :Patrick BalkanyCéline BalleriniMe Robin Binsard
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Le contexte

Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret, a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires liées à des détournements de fonds publics. Ses condamnations précédentes incluent des peines de prison pour des infractions fiscales et des abus de pouvoir. Le tribunal correctionnel de Nanterre a récemment rendu son verdict dans deux nouveaux dossiers.

Ce qu'il faut retenir

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné Patrick Balkany à 15 mois et 3 ans de prison ferme pour détournements de fonds publics, sans mandat de dépôt. Il a également été condamné à des amendes totalisant 850 000 euros et à dix ans d'inéligibilité. La présidente du tribunal a souligné la gravité des faits et la légèreté avec laquelle les élus peuvent enfreindre les lois. Balkany a l'intention de faire appel de ces décisions.

Ce que ça change

Cette condamnation renforce la perception de l'impunité des élus face à la justice et soulève des questions sur la responsabilité des responsables politiques. Elle pourrait également influencer le débat public sur la transparence et l'intégrité dans la gestion des fonds publics en France.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Deux nouvelles condamnations pour l’ex-maire de Levallois-Perret. Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné Patrick Balkany ce jeudi 28 mai, à respectivement 15 mois d’emprisonnement ferme et trois ans ferme, mais sans mandat de dépôt, dans deux dossiers distincts de détournements de fonds publics.

Patrick Balkany, 77 ans, avait été jugé du 7 au 10 avril. Il n’était pas présent au délibéré pour cause d’hospitalisation, selon son avocat Me Robin Binsard.

Le tribunal a également condamné l’ex-baron de la droite francilienne à, respectivement, 350 000 et 500 000 euros d’amende ainsi que dix ans d’inéligibilité et l’interdiction d’exercer une activité dans la fonction publique pendant cinq ans.

Il n’a toutefois pas prononcé de mandat de dépôt « compte tenu de l’âge » de Patrick Balkany. Me Binsard a indiqué qu’il comptait faire appel de ces deux décisions. Concrètement, cela signifie que Patrick Balkany ne sera pas incarcéré immédiatement après sa condamnation et qu’il reste libre dans l’attente de la procédure d’appel.

La présidente du tribunal, Céline Ballerini, a souligné que « les faits n’étaient pas dérisoires comme a tenté de l’indiquer M. Balkany » . Pour la magistrate, ils montrent au contraire « la légèreté avec laquelle les élus de la République peuvent s’affranchir des règles et des lois » qu’ils sont censés faire observer.

Elle a par ailleurs regretté qu’en dépit de ses condamnations passées, Patrick Balkany ait gardé « un discours inchangé au fil des audiences » .

Dans la première affaire, l’ex-édile avait comparu pour avoir utilisé les fonds d’une association subventionnée par la ville, la Codeeil, afin d’assurer un complément de revenus à son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020.

Dans le second volet, examiné pendant trois jours, il avait été jugé pour avoir affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, notamment comme chauffeurs privés.

Le procureur avait qualifié Patrick Balkany de « démiurge omnipotent » ayant, « par le fait du prince » , détourné trois policiers municipaux de leurs fonctions pour en faire des « larbins » , des « hommes à tout faire » et « quasiment des domestiques » . Me Binsard avait plaidé la relaxe, dénonçant « une purge » et raillant les lacunes de l’instruction.

Patrick Balkany a déjà été condamné dans plusieurs autres affaires, notamment en 2023 avec son épouse Isabelle pour avoir dissimulé 13 millions d’euros au fisc. En avril, la cour d’appel de Rouen a confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu’il lui reste à purger dans ce dossier. Il a par ailleurs fait cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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