La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a sollicité le déontologue de l’Assemblée nationale suite à la publication de clichés dans « Paris Match » concernant le député Charles Alloncle et sa collaboratrice présentée comme sa compagne
Yaël Braun-Pivet a saisi vendredi le déontologue de l’Assemblée nationale après la publication par « Paris Match » de photographies du député Charles Alloncle avec sa collaboratrice parlementaire, présentée par le magazine comme sa compagne, selon l’entourage de la présidente confirmant une information du journal « Le Parisien ». Le déontologue de l’Assemblée devra vérifier si le député UDR a bien employé sa « compagne » en tant que collaboratrice parlementaire. « Si jamais le déontologue considère qu’il y a un manquement à la loi, elle réunira un bureau », explique un membre de l’entourage de Yaël Braun-Pivet.
Contacté, le député UDR de l’Hérault a fait part de son intention de porter plainte contre l’hebdomadaire et a estimé n’avoir rien à se reprocher. « La loi est claire il n’y a rien d’illégal, nous sommes ni conjoints, ni concubins, ni mariés, ni pacsés », a déclaré le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ajoutant : « La présidente semble avoir un problème avec moi ».
« Je suis abasourdi par les méthodes de filature, de planque devant mon immeuble, employées contre moi depuis un certain temps […] je vais attaquer Paris Match, car ils sont dans l’illégalité la plus totale », a ajouté l’élu d’extrême droite.
Après la publication de son rapport sur l’audiovisuel public, le député UDR de l’Hérault s’est accordé une sortie avec sa compagne et attachée parlementaire, Shéhérazade Khandani. https://t.co/m8W6EgStQq
Les lois pour la confiance dans la vie politique de 2017, votées dans le sillage de l’affaire Fillon, ont interdit notamment l’emploi de collaborateurs de la famille proche (conjoint, concubin, parents et enfants ainsi que ceux du conjoint ou concubin) pour ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux, sous peine de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Yaël Braun-Pivet a saisi le déontologue de l’Assemblée « pour vérification après la parution de cet article », a indiqué l’entourage de la présidente de la chambre basse. Dans son premier message publié sur Twitter, l’hebdomadaire « Paris Match » évoquait une « sortie » du député avec « sa compagne et attachée parlementaire », clichés à l’appui. Avant de publier un second post évoquant “une amie”.
