C’est leur ultime fenêtre de tir. Les fines lames de la diplomatie française se livrent actuellement à une lutte d’influence sourde pour décrocher les plus prestigieuses ambassades, à un an de la fin du second quinquennat d’Emmanuel Macron . Londres, Washington, Bruxelles, Berlin, Rome… L’heure des dernières tractations entre le Quai d’Orsay et l’Élysée est venue.
Deux camarades de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA se disputent ardemment, et de longue date, le poste d’ambassadeur à Londres, à l’heure de la multiplication des dossiers de coopération et programmes conjoints de défense entre la France et le Royaume-Uni. Aurélien Lechevallier, actuellement directeur de cabinet de Jean-Noël Barrot au Quai d’Orsay, est dans la course. L’ancien directeur général de la mondialisation du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, qui a déjà occupé un poste d’ambassadeur en Afrique du Sud, de 2019 à 2023, est un macroniste de la première heure. Il a accompagné le candidat Macron durant la campagne présidentielle de 2017, puis rejoint l'Élysée comme sherpa G7 et adjoint de son conseiller diplomatique, Emmanuel Bonne.