"Qui a envie de se prendre des tomates?": pourquoi les candidats à la présidentielle font si peu de terrain
Un article de BFM TVPublié le vendredi 30 octobre 2026 à 07:03

L'essentiel en trois temps
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Publié sous la responsabilité éditoriale de Tom Levy, directeur de la publication.
Le contexte
À moins de six mois du premier tour de la présidentielle, plusieurs candidats prennent la parole surtout dans les meetings, les matinales télévisées et la presse, plutôt que sur le terrain. Cette pratique contraste avec la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait promis d'aller partout à la rencontre des Français. Le climat politique et social est tendu, avec des mobilisations lycéennes, un pouvoir d'achat en berne et le souvenir des Gilets jaunes.
Ce qu'il faut retenir
- Jean-Luc Mélenchon privilégie les réseaux sociaux et de grands rassemblements, Édouard Philippe a organisé un déplacement encadré dans une crèche, et Marine Le Pen se montre discrète sur le terrain depuis septembre.
- Raphaël Glucksmann dit faire face à une hostilité qu'il juge organisée par La France insoumise, et plusieurs images désagréables ont marqué sa campagne.
- Gabriel Attal fait exception en multipliant les rencontres, notamment dans des bistrots, sans que cela se traduise dans les sondages.
Ce que ça change
Selon les responsables interrogés, les risques de mauvaises images, la difficulté à organiser des déplacements et leur coût dissuadent les candidats de se rendre sur le terrain. Les échanges avec les citoyens peuvent aussi être diffusés en quelques secondes sur les réseaux sociaux. L'article rappelle toutefois que les déplacements servent à évaluer la solidité des candidats, comme lors de la visite d'Emmanuel Macron à Whirlpool à Amiens en 2017.
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