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securitevia Le Figaro··4 min de lecture

Reconnaissance faciale, fan-zones ou limitation de la vente de mortiers : les propositions des politiques pour en finir avec les violences d’après match

Personnalités citées :Bruno RetailleauLaurent NunezValérie PécresseGérald DarmaninGabriel AttalCatherine LécuyerClémence GuettéJordan BardellaManuel Bompard
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Le contexte

Les violences après les matchs de football, notamment après la victoire du PSG, sont devenues récurrentes en France. La classe politique s'interroge sur des solutions pour réduire ces débordements, qui entraînent des interpellations et des blessures parmi les forces de l'ordre. Le débat sur la sécurité publique s'intensifie, avec des propositions variées émanant de différents acteurs politiques.

Ce qu'il faut retenir

La classe politique française propose plusieurs mesures pour lutter contre les violences post-match, incluant la reconnaissance faciale et la limitation de la vente de mortiers d'artifices. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a souligné l'importance de l'implication des forces de l'ordre lors de ces événements. Des élus comme Bruno Retailleau et Valérie Pécresse soutiennent des solutions technologiques pour identifier les fauteurs de troubles. D'autres, comme Clémence Guetté, plaident pour une approche plus pacifique et organisée des célébrations.

Ce que ça change

Ces propositions pourraient modifier la manière dont les événements sportifs sont sécurisés en France, avec un accent sur la technologie et la responsabilité des délinquants. Cela soulève des questions sur l'équilibre entre sécurité et liberté de rassemblement, et pourrait influencer les futures législations sur la sécurité publique.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Alors que les interpellations ont augmenté de 30% sur un an depuis la victoire du PSG en Ligue des Champions en 2025, la classe politique réfléchit aux moyens de juguler la violence qui accompagne désormais ce genre d’évènement.

«Tout le monde a des idées : la preuve, c’est qu’il y en a de mauvaises» , blaguait Coluche . Au lendemain de la victoire du PSG , évènement désormais classiquement émaillé de violences dans les villes, même les petites, hommes et femmes politiques soumettent les leurs pour mettre un terme à ce que Bruno Retailleau a qualifié de «rituel qui se répète et s’aggrave» sur X.

S’il a déploré les pillages de commerces dans une quinzaine de villes, les 57 gendarmes et policiers blessés, ces «débordements inacceptables» , Laurent Nunez a tout de même considéré que la situation avait été «globalement sous contrôle» . Le ministre de l’Intérieur a salué l’implication de ses troupes : 22.000 policiers et gendarmes, dont 8000 pour la région parisienne et 2260 pour les Champs-Élysées. Un bilan plutôt positif à ses yeux qui ne l’empêche pas de réfléchir aux moyens d’en alléger la part négative.

Lors de son point presse, l’ex préfet a fait référence au projet de loi «Ripost» ( adopté au Sénat le 26 mai ) qui contient une mesure visant à compliquer la vente de mortiers d’artifices. Selon le gouvernement, l’achat très simple de ces engins pyrotechniques est au cœur des embrasements urbains. Le projet du gouvernement simplifierait les fermetures administratives des établissements qui vendraient ces articles « en violation de leurs obligations de vérifier le respect par les acquéreurs d’articles pyrotechniques des restrictions d’âge ou de détention de connaissances particulières applicables».

Déjà lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et déjà à la suite d’une victoire du PSG, Bruno Retailleau proposait une «révolution pénale» . Soit l’introduction de nouvelles réponses judiciaires et technologiques. Ce dimanche, le Vendéen, indigné par ce qui n’est plus un «incident isolé» mais «un rituel qui se répète et s’aggrave» propose «deux mesures concrètes» : «la reconnaissance faciale pour identifier chaque casseur, et le rétablissement d’une responsabilité financière solidaire». La reconnaissance faciale est une technologie biométrique - utilisée en Chine, en Grande-Bretagne, aux États-Unis - qui permettrait d’identifier des délinquants et donc d’ouvrir ou d’accélérer des procédures judiciaires. En France, Bruno Retailleau n’est pas le seul à soutenir cette technique. Valérie Pécresse et Gérald Darmanin s’y sont récemment dits favorables.

La responsabilité financière solidaire consiste, elle, à faire payer les dégâts à ceux qui les commettent. «On casse, on paie» a écrit l’ancien locataire de Beauvau, une référence au «tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies» de Gabriel Attal (avril 2024). En janvier, le gouvernement a subi les foudres des compagnies d’assurances et des assurés pour avoir voulu introduire une «garantie émeutes» : une taxe de 2% (au début, c’était 5) vouée à alimenter un fonds d’indemnisation en cas de dégradations.

«Paris ne peut demeurer le lieu de tous les défouloirs et destructions de hordes incontrôlées sous le regard immobile et irresponsable de la mairie de Paris» a griffé sur X la maire du 7e arrondissement, rivale malheureuse d’Emmanuel Grégoire aux municipales de mars. Pour l’ancienne ministre de la Culture, il est temps de mettre en place de «zones sécurisées et l’interdiction d’accès aux zones commerciales après la fermeture des enseignes» .

Catherine Lécuyer, maire LR du 8e arrondissement de Paris a publié dimanche un communiqué dans lequel elle demande que les rassemblements ne soient plus permis sur les Champs-Élysées. Extrait de son courrier : «On ne gère plus les débordements, on les subit. La stratégie préventive a atteint ses limites. Le concept de “zéro casse” ne tient plus contre la violence de bandes organisées qui ne prennent même plus la peine de se maquiller en supporters» .

Après le zéro casse, le zéro rassemblement ? «Ça mobiliserait énormément d’effectifs pour avoir des personnes qui se répandraient ailleurs dans la capitale», lui a répondu Laurent Nunez lors de son point presse dimanche, évoquant une «fausse bonne idée» , dont la prédécesseuse de Catherine Lécuyer réclamait déjà la mise en œuvre.

Et si les violences urbaines étaient la conséquence d’une défaillance dans l’organisation pacifique des moments collectifs ? C’est la théorie de Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne. Samedi soir, l’élue demandait au ministre de l’Intérieur «de ne pas gâcher la fête une nouvelle fois» avec en faisant montre d’une «répression violente» : «le désastre de l’année dernière ne doit pas se reproduire» a-t-elle écrit sur X.

Le lendemain, à Jordan Bardella qui lui reprochait un soutien à «ceux qui détruisent le bien d’autrui» et un «mépris affiché pour nos forces de l’ordre» , la vice-présidente de l’Assemblée nationale a répondu : «Vous n’y connaissez rien en maintien de l’ordre et n’étiez bien sûr pas dans les rues de Paris pour le sacre d’hier. Hier, des dizaines de milliers de personnes ont été empêchées de célébrer. Hier, la police a chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement. Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu’ils étaient rassemblés.» Pour LFI, il faut «organiser autrement ces soirées en mettant en place des lieux pour se rassembler comme des fan zones» a déclaré Manuel Bompard, son coordinateur national qui a dit regretter «évidemment» «les débordements qu’on a pu observer» .

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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