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parlementvia BFM TV··3 min de lecture

Rodéos, mortiers d'artifice, raves... Le gouvernement promet un "choc d'autorité" et défend le projet de loi Ripost au Sénat dès ce lundi

Personnalités citées :Laurent NuñezBruno RetailleauSébastien LecornuAudrey LinkenheldLauriane Josende
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Le contexte

Le projet de loi 'Ripost' est examiné par le Sénat pour répondre aux troubles à l'ordre public en France, tels que les rodéos motorisés et les rave parties. Ce texte, porté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, vise à durcir les sanctions contre diverses incivilités et à améliorer les outils des forces de l'ordre. Le débat s'inscrit dans un contexte plus large de réformes sécuritaires proposées par le gouvernement.

Ce qu'il faut retenir

Le Sénat examine le projet de loi 'Ripost', qui vise à lutter contre les troubles à l'ordre public. Le texte propose un durcissement des sanctions pour des incivilités croissantes et une amélioration des outils pour les forces de l'ordre. La gauche s'oppose à certaines mesures, tandis que la droite soutient le projet. Des mesures spécifiques incluent la création de nouveaux délits pour les free parties et l'augmentation des amendes pour l'usage de stupéfiants.

Ce que ça change

Le projet de loi 'Ripost' pourrait renforcer la répression des incivilités en France, ce qui pourrait avoir un impact direct sur la gestion des rassemblements musicaux et des comportements jugés dangereux. Les débats au Sénat et les réactions des différentes parties politiques soulignent les tensions autour des mesures de sécurité et leur efficacité, ce qui pourrait influencer les futures législations en matière de sécurité publique.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Rave parties , protoxyde d'azote , mortiers d'artifice, rodéos motorisés , violences dans les stades... Pour lutter contre les troubles quotidiens à l'ordre public, le Sénat examine à partir de ce lundi 18 mai le projet de loi "Ripost", un "choc d'autorité" et "d'efficacité" défendu par le gouvernement.

Porté par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez , le texte entend apporter des "réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité" des Français, d'où son acronyme "Ripost".

Initié sous son prédécesseur Bruno Retailleau , redevenu sénateur avant le dépôt du projet de loi, il s'articule autour de deux axes: un durcissement des sanctions réprimant différentes incivilités en augmentation -un "choc d'autorité" selon Laurent Nuñez- et une amélioration des outils à la disposition des forces de l'ordre -le "choc d'efficacité".

Les débats vont s'ouvrir en fin d'après-midi ou en début de soirée à la chambre haute et se poursuivront mardi et mercredi, avant un vote solennel programmé le 26 mai.

Le soutien du Sénat, solidement dominé par une alliance entre la droite et le centre, ne fait aucun doute, même si les parlementaires ont souligné la "fragilité juridique" de certaines mesures lors de l'audition du ministre en commission des Lois, d'autres s'interrogeant sur la "cohérence" d'un projet hétéroclite.

La gauche, elle, est très réservée voire opposée, notamment face à l'extension des amendes forfaitaires délictuelles (AFD), qui constitue l'une des principales réponses gouvernementales à l'augmentation de certaines incivilités, et dont l'efficacité est remise en cause par un récent rapport de la Cour des comptes.

D'autant que ce projet s'ajoute à un bloc de textes régaliens voulu par le Premier ministre Sébastien Lecornu, sur le renforcement des polices municipales, la réforme de la justice criminelle ou l'extension de la durée de rétention des étrangers jugés dangereux. Autant d'initiatives plus ou moins dénoncées dans l'opposition.

"Tout cela forme un contexte général sur la forme de la réponse de l'État qui nous interroge", pointe la socialiste Audrey Linkenheld, regrettant que le texte s'attaque "pèle-mêle" à "des préoccupations pourtant réelles des citoyens et des élus", ou qu'il durcisse des mesures à peine votées au Parlement, dans la loi narcotrafic par exemple.

La droite, en revanche, accueille avec "bienveillance" une initiative "dont la genèse remonte du terrain", appuie la rapporteure LR du Sénat, Lauriane Josende, saluant des outils nouveaux qui permettront de lutter contre "l'impuissance de l'État".

Quelques jours après la tenue d'une free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges , le durcissement de la répression des rassemblements musicaux risque de faire parler, avec plusieurs mesures phares, comme l'abaissement à 250 participants du seuil au-dessus duquel une déclaration en préfecture est requise (contre 500 actuellement).

Un nouveau délit pour l'organisation d'une free party, puni de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende, est également contenu dans ce texte. Pour sanctionner les participants, le débat aura lieu entre le gouvernement, qui propose là aussi un nouveau délit, et le Sénat, qui privilégie à ce stade une contravention de cinquième classe (entre 1.500 euros et 3.000 euros en cas de récidive).

Sur le protoxyde d'azote, "gaz hilarant" dont le détournement et les risques sanitaires et sécuritaires inquiètent, des délits d'inhalation et de conduite sous son emprise sont créés par le texte. Le Sénat prône, en plus, une interdiction générale de la vente aux particuliers.

Sur la répression des rodéos motorisés, la création d'une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 800 euros est proposée pour permette une sanction plus rapide sans attendre la décision judiciaire. L'AFD pour usage de stupéfiants sera par ailleurs augmentée, de 200 à 500 euros, une mesure critiquée par une partie de la gauche.

Un autre article du texte a suscité la colère des syndicats des douaniers: il prévoit notamment de confier aux policiers et aux gendarmes les prérogatives de la douane aux frontières.

Après son passage au Sénat, le texte devra trouver son chemin dans l'agenda surchargé de l'Assemblée, mais aucun calendrier n'est à ce stade arrêté, ce qui suscite l'inquiétude de nombreux parlementaires.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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