Le nombre de refus de contrôle routier a progressé de 9 % en 2025, une tendance marquée par une recrudescence des refus d’obtempérer sur l’ensemble du territoire
Les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, enregistrant une hausse de 9 % par rapport à l’année précédente, une tendance alimentée notamment par les refus d’obtempérer , d’après un rapport publié mercredi par le service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI).
Le SSMSI indique que 36 900 faits ont été enregistrés en 2025, contre 33 900 en 2024, rappelant qu’en moyenne, on constatait plutôt une hausse annuelle de 2 % entre 2016 et 2025. Les refus d’obtempérer constituent une majeure partie des délits, avec 28 100 faits dont 6 200 aggravés, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2024.
Le service statistique précise toutefois que la hausse des refus de contrôle routier « pourrait notamment s’expliquer par le renforcement des contrôles routiers visant des infractions connexes, comme le défaut d’assurance ou de permis de conduire ». Dans 41 % des cas de refus d’obtempérer enregistrés, la police nationale a également constaté un défaut de permis, souligne l’étude. Si les infractions « sont présentes sur l’ensemble du territoire », le SSMSI note qu’elles concernent surtout la Guadeloupe et la Martinique, avec respectivement 9,4 et 9,2 refus de contrôle routier pour 10 000 habitants.
Une tendance qui ne semble pas ralentir cette année : le général Christophe Perret, commandant de la gendarmerie nationale de Guadeloupe, alertait en mai sur « un nombre important de refus d’obtempérer », dans un contexte de violences à l’égard des forces de l’ordre en hausse d’environ 50 %. Dans l’Hexagone, ces refus ont le plus souvent lieu dans le Vaucluse (7,9 pour 10 000 habitants), les Pyrénées-Orientales (7,5) et la Seine-Saint-Denis (7,4).
