Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, à la sortie de l’Elysée, à Paris, avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, le 10 juin 2026. LUDOVIC MARIN/AFP
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Presque sans voix. Ce 9 juin, sur le plateau de CNews, Gérald Darmanin accepte volontiers une tisane au miel. Sa voix est enrouée, pratiquement inaudible par instants. Est-ce le signe de sa fébrilité du moment ? Depuis la mort tragique de Lyhanna , une fillette de 11 ans dont le meurtrier présumé avait fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures, le garde des Sceaux est sous pression, mis en difficulté sur un sujet à très haute intensité émotionnelle dans l’opinion. Comment expliquer de tels dysfonctionnements ? Doit-il rendre des comptes ou peut-il s’exonérer de toute responsabilité ? A gauche et dans les manifestations, on réclame déjà depuis des jours sa démission.
Pour l’heure, Gérald Darmanin a choisi de se démultiplier pour ne pas laisser prospérer le récit d’un ministre défaillant qui sous-estimerait l’ampleur de l’indignation qui s’étend dans le pays. Il doit aussi, et il le sait, préserver son capital alors qu’il n’a pas renoncé à toute ambition national…
sans engagement, résiliable à tout moment
