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autrevia Le Figaro — Économie··4 min de lecture

Traiteur, personnel, sécurité... Combien pourrait coûter le dîner de Trump et Macron au château de Versailles ?

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Emmanuel MacronDonald Trump
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Le contexte

Le dîner entre Emmanuel Macron et Donald Trump se déroule au château de Versailles après le sommet du G7. Cet événement vise à renforcer les relations franco-américaines dans un contexte diplomatique délicat. Les dîners d'État en France sont souvent des occasions de démonstration de la culture et du savoir-faire français.

Ce qu'il faut retenir

Le dîner entre Macron et Trump au château de Versailles est présenté comme sobre, bien que les précédents dîners d'État aient coûté plusieurs centaines de milliers d'euros. La Cour des comptes a révélé que le dîner en l'honneur du roi Charles III avait coûté 475.000 euros. Les dépenses incluent le traiteur, le personnel et la location de matériel. Le menu et la liste des invités pour ce dîner n'ont pas été divulgués.

Ce que ça change

Ce dîner est une occasion pour la France de montrer son savoir-faire diplomatique et culturel. Les coûts élevés des dîners d'État soulignent l'importance de ces événements dans les relations internationales et le prestige de la France sur la scène mondiale.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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Ce mercredi soir, le président français reçoit son homologue américain dans la Galerie des glaces du château de Louis XIV. Un dîner présenté comme «sobre» par l’Élysée, mais dont les précédents s’étaient chiffrés à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Il l’a lui-même reconnu mardi soir, avec cette franchise qui le caractérise : «Le président français, qui se trouve être un homme très gentil, m’a invité à dîner à Versailles. Et Versailles, c’est pas du plaqué or, c’est du lourd. Alors j’ai dit “j’aimerais le faire”.» Donald Trump aime les dorures, Emmanuel Macron le sait : quoi de mieux que le château de Louis XIV, ses 357 miroirs, ses jardins à la française, pour séduire l’irascible président américain - que l’on sait sensible au faste et aux honneurs -, à l’heure où les relations transatlantiques ne vont plus de soi ?

Ce mercredi 17 juin au soir, au terme du sommet du G7 d’Évian-les-Bains , les deux chefs d’État se retrouveront pour un dîner bilatéral dans la Galerie des glaces du château des Yvelines. Il sera, à n’en pas douter, donné dans les règles de l’art. L’occasion est double : clore trois journées de négociations sous présidence française du G7 et célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine. C’est dans ces murs en effet que fut signé, en 1783, le traité d’indépendance entre Londres et les représentants américains. Ce dîner sera donc à la fois l’occasion de «célébrer l’amitié» entre Paris et Washington, et de tenter de réarrimer l’imprévisible hôte de la Maison Blanche aux intérêts français et européens.

Mais à quel prix pour la présidence de la République, et donc pour le contribuable français ? «Ce n’est pas un dîner de gala ou autre» , a tenu à préciser Emmanuel Macron dans une interview donnée à TF1 peu avant l’ouverture du G7. L’Élysée promet même un dîner de travail «sobre» entre les deux délégations. Si le menu, de même que la liste des invités, n’ont pour l’instant pas été dévoilés, on sait que le feu d’artifice de clôture, qui avait un temps été envisagé, de même que les «Grandes eaux nocturnes» - un spectacle de son et lumière dans les jardins royaux - ne figureront finalement pas au programme ce mercredi soir. Il n’empêche : la Galerie des glaces, ses candélabres et ses valets en livrée ne se louent pas à prix cassé.

Pour comprendre combien coûte une telle soirée, il convient de se pencher sur les précédents. Et ils existent. La Cour des comptes, dans un document passé un peu sous les radars et publié en 2024 , a épluché les dépenses de la présidence française en 2023. Dans ce rapport, on y apprenait que le fastueux dîner d’État tenu en l’honneur du roi Charles III , le 20 septembre 2023 au château de Versailles, avait coûté quelque 475.000 euros, auxquels s’ajoutaient 80.000 euros de frais d’annulation pour la visite initialement prévue en mars. Premier poste de dépenses : la prestation de traiteur, avec 166.000 euros. Il faut dire que l’Élysée avait mobilisé pour le souverain britannique des chefs étoilés de premier plan - dont Anne-Sophie Pic et Yannick Alléno - et concocté un menu d’exception : homard bleu, tourteau de casier ou encore volaille de Bresse aux cèpes.

Ce soir de septembre 2023, aux 100.000 euros facturés pour le personnel (intérim et «extras») et aux 90.000 euros de location de mobilier et de matériel s’était ajoutée la coquette somme de 42.000 euros pour les «vins, alcools et boissons» . Il faut dire qu’un château Mouton Rothschild 2004 en double magnum, un Bâtard Montrachet grand cru 2018 et un champagne de la maison Pol Roger cuvée Winston Churchill 2013 en magnum ornaient notamment la table. La même recette diplomato-gastronomique devrait s’appliquer ce mercredi soir pour Donald Trump, avec probablement quelques fastes en moins, comme semble le suggérer l’Élysée. Sollicitée par Le Figaro , la présidence n’a pour l’heure pas souhaité en dire plus.

La facture peut cependant varier d’un dirigeant à l’autre. Le dîner au Louvre offert au premier ministre indien Narendra Modi en 2023 s’était chiffré à 412.000 euros. En 2024, pour la réception du président chinois Xi Jinping à l’Élysée, la note s’était cette fois élevée à 138.000 euros, et même à un «modeste» 90.000 euros pour le dîner d’État avec l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, dans le palais présidentiel. Ces montants, précise toutefois la Cour des comptes, reflètent uniquement «le coût direct pour la présidence de ces dîners d’État» ; ils n’incluent pas «certaines dépenses supportées par d’autres ministères comme la sécurisation des événements» . Et au-delà des chiffres, ces événements sont surtout un outil diplomatique de poids. Ce mercredi soir, la France s’offre l’occasion «d’éblouir le monde par sa grandeur» , comme l’analyse l’historien Jean Garrigues dans nos pages .

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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