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economievia Sud Ouest··2 min de lecture

TVA sociale : « Ça n’a aucun sens », l’économiste Gabriel Zucman dénonce une mesure nocive pour l’économie

Personnalités citées :Gabriel ZucmanSophie BinetPatrick MartinFrançois HollandeFrançois Bayrou
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Le contexte

La TVA sociale est un sujet de débat en France depuis plusieurs années. Elle consiste à compenser des baisses de cotisations patronales par une augmentation de la TVA. Ce concept a été adopté en 2012 puis abrogé par François Hollande. Le Medef relance cette idée dans un contexte de tensions sur le coût du travail et de hausse du Smic.

Ce qu'il faut retenir

Gabriel Zucman critique la proposition de TVA sociale du Medef, la qualifiant de nocive pour l'économie française. Il souligne que cette mesure pourrait aggraver les pressions inflationnistes déjà présentes. Sophie Binet, de la CGT, renchérit en affirmant que la TVA sociale serait antisociale, touchant principalement les travailleurs à faibles revenus. Le président du Medef, Patrick Martin, défend cette réforme en arguant qu'une partie de la protection sociale est déjà financée par la TVA.

Ce que ça change

Le débat sur la TVA sociale pourrait influencer les discussions politiques autour des cotisations patronales et de la fiscalité en France. Si cette mesure était adoptée, elle pourrait avoir des conséquences significatives sur le pouvoir d'achat des ménages et sur la structure du financement de la protection sociale.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que le Medef remet sur la table l’idée d’une TVA sociale pour alléger les cotisations patronales, l’économiste Gabriel Zucman et la CGT alertent sur les risques inflationnistes et sociaux d’une telle réforme

Instaurer une « TVA sociale », comme suggéré récemment par le Medef, serait « particulièrement inacceptable » et « nocif pour l’économie française », a estimé dimanche l’économiste Gabriel Zucman .

La TVA dite « sociale », formule qui consisterait à compenser des baisses de cotisations pesant sur le travail par une augmentation de la TVA sur la consommation, pour en affecter une fraction à la Sécurité sociale, « déjà, ça n’a aucun sens en soi, mais particulièrement dans le contexte actuel », marqué par « des pressions inflationnistes suite à l ’explosion des prix du pétrole », a-t-il dénoncé. « Venir remettre une couche là-dessus » reviendrait « à renchérir sur les prix à la consommation » et « ce serait particulièrement inacceptable et par ailleurs nocif pour l’économie française », a poursuivi Gabriel Zucman, lors de la journée internationale de la Confédération générale du travail, organisée à Tours à la veille du 54 e congrès du syndicat.

« Il n’y a pas plus antisocial que la TVA sociale, qui va faire payer la quasi-totalité des travailleurs et des travailleuses, et notamment toutes celles et ceux qui ne sont pas imposables parce qu’ils n’ont pas assez de revenus », a de son côté relevé la secrétaire générale de la Confédération générale du travail Sophie Binet.

Le Medef a récemment relancé cette piste dans un contexte de tensions autour du coût du travail. Dénonçant le gel des allègements de charges patronales décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic, son président Patrick Martin a défendu la semaine dernière « une réforme de structure », qui consisterait à réduire de 60 milliards d’euros les cotisations patronales allouées à l’assurance-maladie et à la branche famille, en partie compensée par un relèvement du taux normal de TVA. « On nous dit que la TVA sociale serait philosophiquement inadmissible, mais il y a déjà 50 milliards d’euros de la protection sociale qui sont financés par la TVA ! », a-t-il fait valoir dans « Le Figaro ».

Adoptée en 2012 puis abrogée dans la foulée par l’ancien président socialiste François Hollande, la « TVA sociale » a refait surface l’an dernier dans le débat public, sous l’impulsion de l’ex-Premier ministre François Bayrou. La gauche, le Rassemblement national et les organisations syndicales s’y étaient alors vivement opposés.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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