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Un chroniqueur de CNews saisit l’Arcom pour dénoncer le manque de pluralisme de « 100 % Frontières »

Personnalités citées :Amine ElbahiErik TegnérMarion MaréchalPascal PraudSarah Saldmann
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Le contexte

L'émission "100 % Frontières" de CNews, lancée en partenariat avec un média d'extrême droite, suscite des tensions internes au sein de la chaîne. Des chroniqueurs et salariés expriment leur malaise face à la ligne éditoriale jugée trop orientée. Le débat sur l'immigration et l'identité nationale est particulièrement controversé.

Ce qu'il faut retenir

L'émission "100 % Frontières" de CNews est critiquée pour son manque de pluralisme. Amine Elbahi, un chroniqueur, a décidé de quitter l'émission et a saisi l'Arcom pour dénoncer un déséquilibre dans l'expression des opinions. Il souligne la prédominance de sujets liés à l'immigration et à l'islam, et remet en question les prises de position d'Erik Tegnér. Ce dernier, accusé de liens avec le parti Identité-Libertés, a nié ces allégations et a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.

Ce que ça change

Cette situation soulève des questions sur le pluralisme dans les médias français et la régulation de l'audiovisuel. La saisine de l'Arcom par un chroniqueur pourrait entraîner une réévaluation des pratiques éditoriales de CNews et des discussions sur l'équité du temps de parole dans les médias. Cela met également en lumière les tensions internes au sein de la chaîne concernant la ligne éditoriale.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Lancée en partenariat avec le média d’extrême droite Frontières, l’émission quotidienne « 100 % Frontières » de CNews est devenue en quelques semaines un sujet de crispation au sein même de la chaîne. C’est ce que révèle une enquête publiée par Mediapart ce mercredi 10 juin.

Selon plusieurs témoignages recueillis, la ligne éditoriale de l’émission diffusée chaque jour entre 11 et 13 heures et coprésentée par Gauthier Le Bret et Erik Tegnér , suscite un malaise grandissant jusque parmi certains chroniqueurs et salariés de CNews .

Début juin, lors d’une séquence de « L’Heure des pros » , l’avocate Sarah Saldmann a contesté l’utilisation de Frontières comme référence éditoriale sur la chaîne. « De la propagande d’extrême droite » , a-t-elle lancé à propos du média. Une sortie immédiatement recadrée par Pascal Praud, qui a défendu « le travail journalistique » et « de terrain » réalisé par les équipes du magazine.

Mais selon Mediapart, cet échange n’est que la partie visible de tensions installées depuis plusieurs semaines autour de l’émission.

L’enquête revient notamment sur plusieurs émissions consacrées à l’immigration, l’Islam mais aussi à la question de l’identité nationale. L’une d’elles a particulièrement marqué les esprits : les invités d’origine maghrébine présents sur le plateau ont été interrogés plus d’une vingtaine de fois sur le fait de se sentir « 100 % Français ».

Quelques jours plus tard, un nouveau débat autour de l’Islam a donné lieu à un échange pour le moins tendu entre Erik Tegnér et le chroniqueur Amine Elbahi. Ce dernier avait dénoncé le fait que des musulmans puissent être suspectés de ne pas être pleinement français. Sa prise de position lui vaut alors un recadrage en direct de la part des animateurs.

D’après Mediapart , cette séquence marque un tournant. Estimant ne plus avoir sa place dans l’émission, Amine Elbahi demande à la direction de ne plus participer à « 100 % Frontières » . Il sollicite également son affectation à d’autres programmes de la chaîne, une demande qui aurait été acceptée.

L’affaire ne s’arrête toutefois pas à son départ du plateau. Avant de quitter l’émission, Amine Elbahi adresse un signalement à l’Arcom, l’autorité chargée de réguler l’audiovisuel.

Dans ce document, le chroniqueur s’inquiète de la place accordée à Erik Tegnér et estime que ses prises de position exposent la chaîne à « un risque sérieux de déséquilibre dans l’expression des courants de pensée et d’opinion » . Il dénonce également la place « quasi exclusive » accordée à des sujets comme « l’immigration » , « l’islam » , « l’insécurité ou les Français issus de l’immigration » .

Quelques heures après la publication de l’enquête de Mediapart , Amine Elbahi a confirmé publiquement sa démarche sur X .

« J’ai pris mes responsabilités devant l’Arcom afin qu’elle tire les conséquences que les nouveaux éléments d’informations relatifs à la situation politique d’Erik Tegnér appellent au regard des règles applicables en matière d’équité du temps de parole et de respect du pluralisme » , écrit-il.

Dans son message, il évoque également les révélations du média d’investigation breton Splann ! sur les liens supposés entre Erik Tegnér et le parti Identité-Libertés de Marion Maréchal. Mis en cause, le directeur de Frontières a réagi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux . Erik Tegnér assure n’avoir « jamais été adhérent du parti de Marion Maréchal » et affirme ne faire partie « d’aucun parti politique » .

Il explique avoir mandaté un huissier afin de consulter les fichiers d’adhérents d’Identité-Libertés et affirme que cette vérification confirme son absence de toute adhésion.

Le journaliste annonce également préparer une plainte en diffamation contre Splann !, média à l’origine des informations relayées ensuite par Mediapart. « Je n’ai jamais été adhérent du parti de Marion Maréchal. Je ne suis adhérent à aucun parti politique » , insiste-t-il dans cette vidéo. Selon lui, il est la cible de « fake news », du fait du succès de son émission lancée en février dernier, et « qui dérange ».

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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