La ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, tient à rappeler également l’importance de contacter le 17 en cas de suspicion de violences conjugales
Selon le ministère, 40 femmes ont été tuées en 2026 par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Pour éviter que ces cas se répètent, la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, rappelle que les signalements peuvent sauver des vies et sont essentiels.
« Composer le 17 ce n’est pas de la délation », a-t-elle notamment insisté au micro d’ Ici Nord , ce vendredi 29 mai. D’après des retours depuis le terrain, « il y a de plus en plus de signalements » notamment par des proches ou tiers.
« Jeudi, je réunissais les policiers et gendarmes, et eux me disent qu’il y a de plus en plus de signalements, on n’a pas forcément des femmes qui viennent immédiatement porter plainte mais beaucoup plus de personne aujourd’hui qui signalent, y compris des tiers », explique la ministre.
Aurore Bergé cite notamment des professionnels de santé, de l’Éducation nationale, mais aussi « des voisins, des amis, des collègues, des membres de la famille… ». Pour elle, « composer le 17 pour une femme victime de violences ou un enfant victime de violences c’est sauver une vie potentiellement. Il faut le faire, c’est un acte citoyen . »
En 2024, « les services de sécurité ont enregistré 272 400 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire », rapporte le ministère de l’Intérieur, un niveau « quasi stable par rapport à 2023 (+ 0,4 %) ».
