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justicevia Le HuffPost··3 min de lecture

Violences policières en France : un procès qui se doit d’être exemplaire pour la protection des journalistes

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Pierre TremblayFlorian PoitoutLaure Chauvel
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Le contexte

Le procès concerne un membre de la brigade de répression de l'action violente motorisée (BRAV-M) accusé de violences envers des journalistes lors d'une manifestation à Paris. Ce procès fait suite à une plainte déposée par les journalistes et à une enquête de l'inspection générale de la police nationale. Les violences policières envers les journalistes sont un sujet de préoccupation croissant en France.

Ce qu'il faut retenir

Le procès d'un membre de la BRAV-M s'ouvrira le 16 juin au tribunal judiciaire de Paris pour des violences commises envers des journalistes. Reporters sans frontières est partie civile et appelle à une décision exemplaire pour protéger la liberté de la presse. Ce procès est le troisième à s'ouvrir sur des plaintes similaires depuis 2019, soulignant les difficultés à obtenir justice pour les journalistes victimes de violences policières.

Ce que ça change

Ce procès pourrait établir un précédent important pour la protection des journalistes en France et envoyer un message fort contre l'impunité des violences policières. Il met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes lors de la couverture de manifestations, et pourrait influencer les pratiques des forces de l'ordre à l'avenir.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Le procès d’un membre de la brigade de répression de l’action violente motorisée (BRAV-M), poursuivi pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, commises envers le vidéaste du média en ligne Le HuffPost Pierre Tremblay , et destruction du matériel du photojournaliste Florian Poitout, lors d’une manifestation en juillet 2023, s’ouvrira le 16 juin au tribunal judiciaire de Paris. Reporters sans frontières (RSF), partie civile à la procédure, et Le HuffPost saluent l’ouverture de ce procès et appellent la justice à rendre une décision exemplaire pour la lutte contre l’impunité des violences commises contre les journalistes, et plus largement pour la liberté de la presse en France.

Près de trois ans après un dépôt de plainte conjoint avec RSF et à l’issue d’une enquête menée par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), un membre de la BRAV-M comparaîtra, le 16 juin, devant le tribunal judiciaire de Paris pour les violences volontaires commises envers le vidéaste du média en ligne Le HuffPost Pierre Tremblay et la dégradation du matériel du photojournaliste Florian Poitout.

Le vidéaste avait été victime, le 8 juillet 2023 à Paris, de violences policières alors qu’il couvrait pour Le HuffPost une manifestation en mémoire d’Adama Traoré , mort en 2016 dans une gendarmerie du Val-d’Oise (Île-de-France). Projeté au sol par des fonctionnaires de la BRAV-M, le journaliste avait subi une entorse au poignet nécessitant une semaine d’arrêt de travail et trois semaines d’immobilisation de sa main. Le photoreporter indépendant Florian Poitout, qui prenait des images du rassemblement pour l’agence de presse Abaca Press, a également fait l’objet d’un usage illégitime de la force par la même brigade.

La semaine suivant leur agression, les deux reporters avaient porté plainte auprès de l’IGPN. Pierre Tremblay, soutenu par la direction du HuffPost , a en outre déposé plainte auprès du parquet. RSF est partie civile dans cette procédure et sera présente au procès.

« Nous espérons que ce procès sera l’occasion de mettre en lumière les entraves et les violences de plus en plus nombreuses auxquelles nous, journalistes, sommes confrontés en couvrant des manifestations en France. Ces dernières années, plusieurs collègues ont été victimes de violences de la part des forces de l’ordre, souvent par des membres de la controversée BRAV-M. Il est temps que la justice condamne ces atteintes inacceptables à la liberté de la presse », affirment Pierre Tremblay, Sara Taleb et Arnaud Aubron, vidéaste, directrice de la rédaction et directeur général du HuffPost.

« L’ouverture de ce procès est une avancée importante pour la protection des journalistes en France, en particulier lorsqu’ils couvrent des opérations de maintien de l’ordre. Sur les 21 plaintes déposées par RSF aux côtés de journalistes victimes de violences policières depuis 2019, ce procès est le troisième seulement à s’ouvrir, signe des difficultés rencontrées pour obtenir justice. Nous attendons désormais que la justice adresse un message clair : les violences commises contre les journalistes ne sauraient rester impunies », veut croire Laure Chauvel, responsable du bureau France de RSF.

Ce procès s’inscrit dans la lignée de deux autres affaires ayant abouti à des condamnations sur des faits similaires. En février 2023, le policier auteur de violences contre le journaliste Kevin Figuier, blessé lors de la couverture d’une manifestation de « gilets jaunes » en avril 2019, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse à une amende de 2 000 euros avec sursis et au versement de 800 euros de dommages et intérêts au profit du journaliste. Plus récemment, en mars 2026, le CRS ayant commis des violences envers le photojournaliste indépendant Adrien Lévy-Cariès, qui couvrait lui aussi une manifestation de « gilets jaunes » en décembre 2018, a été condamné à 20 mois de prison avec sursis, comme requis par le parquet.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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