La proposition de loi vise à abroger le système Parcoursup, mis en place par la loi de 2018, en réponse à des critiques concernant son efficacité et son impact sur l'accès à l'enseignement supérieur. En 2026, un nombre significatif de candidats, soit 126 652, n'ont reçu aucune proposition d'admission, ce qui soulève des préoccupations sur l'équité et l'orientation des bacheliers. Les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur et le stress généré par la plateforme sont également des points soulevés dans le rapport de la Défenseure des droits et d'autres études.
Le texte abroge la procédure de Parcoursup et rétablit le droit pour chaque bachelier de s'inscrire dans la formation de son choix. Il modifie l'article L. 612-3 du code de l'éducation pour garantir l'ouverture du premier cycle à tous les titulaires du baccalauréat. Les établissements d'enseignement supérieur devront mettre en place des dispositifs d'accompagnement pédagogique. En cas de dépassement des capacités d'accueil, les inscriptions seront gérées par le recteur d'académie selon des critères définis. Une taxe additionnelle sur les tabacs est prévue pour financer cette réforme.
Si le texte est adopté, chaque bachelier pourra s'inscrire librement dans la formation de son choix, sans passer par un système de sélection comme Parcoursup. Les établissements devront fournir des dispositifs d'accompagnement pour favoriser la réussite des étudiants. En cas de surpopulation dans un établissement, les inscriptions seront gérées par le recteur d'académie, en tenant compte de divers critères. La mise en œuvre de cette réforme sera financée par une nouvelle taxe sur les tabacs, visant à créer 49 000 places supplémentaires en licence.
Julien, bachelier en 2026, a toujours rêvé de s'inscrire en licence de biologie. Avant l'adoption de cette loi, il devait passer par Parcoursup et a reçu aucune proposition, ce qui l'a contraint à envisager une formation moins souhaitée. Avec la nouvelle loi, il pourra directement s'inscrire dans la licence de biologie de son choix, sans passer par un système de sélection. Cela lui permettra de suivre la formation qu'il désire réellement, sans l'angoisse liée à l'attente des résultats de Parcoursup.
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Ce que chaque groupe pourrait voter
Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité
ECOSPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).
LFI-NFPPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).
LIOTPour · 100 %
Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).
NIPour · 100 %
Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).
SOCPour · 100 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).
GDRPour · 89 %
Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).
Passages cités dans le texte officiel
Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (2 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr
Exposé des motifs
Alinéa 2Le 11 juillet 2026, à la clôture de la phase principale, 126 652 candidats restaient sans aucune proposition d’admission sur Parcoursup. Ils étaient 85 000 en 2024 et 103 000 en 2025. Huit ans après la loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, l’échec de la plateforme a été largement documenté. Parcoursup ne démocratise pas l’accès à l’enseignement supérieur mais organise la pénurie de places. À ces chiffres vient s’ajouter la réalité de dizaine de milliers de bacheliers affectés à une filière universitaire qu’ils n’ont pas choisie. Cette violence institutionnelle et systémique contrevient aux principes de la libre orientation des bacheliers surtout elle tourne le dos à l’ambition républicaine et prométhéenne d’un avenir meilleur pour les générations futures .
Alinéa 4Parcoursup n’a aucunement rééquilibré la composition sociale de l’enseignement supérieur et participe au contraire de la persistance des inégalités socioculturelles. La part des néo ‑ bacheliers de milieu défavorisé inscrits en première année de licence est passée de 25,1 % en 2017 à 23,1 % en 2019. Les bacheliers professionnels sont six fois plus nombreux que les bacheliers généraux à n’obtenir aucune proposition et la Cour des comptes décrivait dans un rapport de 2025 une orientation encore trop souvent subie, qui reproduit les déterminismes sociaux et territoriaux. Les familles qui en ont les moyens se tournent vers des coachs d’orientation privés ou vers un enseignement supérieur privé lucratif qui prospère sur les déçus de la plateforme. Si les lycéens d’île ‑ de ‑ France en dehors de Paris accèdent davantage aux établissements parisiens du supérieur, ce n’est pas le fait de la logique de Parcoursup mais d’un changement de sectorisation fusionnant les quotas de candidats hors académie de Paris, Créteil et Versailles dans un seul secteur commun. Ce changement de sectorisation a conduit à un brassage géographique mais pas nécessairement un brassage social. Au contraire, puisque l’académie de Paris a recruté 40 % de bacheliers mention « très bien » en 2018, contre 29 % l’année précédente, montrant par là un renforcement de l’homogénéité sociale des établissements parisiens.
Alinéa 5Ni les réorientations subies, ni l’échec en licence n’ont reculé. Au contraire, l’accès aux études supérieures pour les bacheliers technologiques et professionnels et pour les bacheliers généraux de niveau moyen a largement diminué. Parcoursup s’est transformé en une machine à angoisse. Selon le bilan de la session 2025, 84 % des bacheliers jugent la plateforme stressante. Dès 2023, le Sénat alertait sur une « angoisse croissante » des élèves et de leurs familles. Dans son rapport du 3 juin 2025 sur le droit à l’orientation, la Défenseure des droits décrit un outil peu compris et générateur d’anxiété. Le calendrier a été construit davantage en réponse aux contraintes des adultes qu’au regard des intérêts des élèves et des familles, avec des résultats qui tombent en plein baccalauréat. Pendant des semaines, des centaines de milliers de familles attendent sans pouvoir chercher un logement ni préparer la rentrée.
Alinéa 7L’ article 1 er de cette proposition de loi abroge la procédure issue de la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants (ORE) de 2018 et rétablit le droit de chaque bachelier à s’inscrire dans la formation de son choix. Elle s’accompagne d’un appel à l’ouverture des places nécessaires : 640 millions d’euros supplémentaires suffiraient à créer les 49 000 places en licence qui ont manqué aux bacheliers restés sans affectation en 2025.
Alinéa 1L’article L. 612‑3 du code de l’éducation est ainsi rédigé :
Alinéa 2« Art. L. 612-3. – Le premier cycle est ouvert à tous les titulaires du baccalauréat et à ceux qui ont obtenu l’équivalence ou la dispense de ce grade en justifiant d’une qualification ou d’une expérience jugées suffisantes conformément au livre IV de la sixième partie du code du travail. Afin de favoriser la réussite de tous les étudiants, des dispositifs d’accompagnement pédagogique et des parcours de formation personnalisés tenant compte de la diversité et des spécificités des publics étudiants accueillis sont mis en place au cours du premier cycle par les établissements dispensant une formation d’enseignement supérieur. Les établissements communiquent chaque année au ministre chargé de l’enseignement supérieur des statistiques, qui sont rendues publiques, sur le suivi et la validation de ces parcours et de ces dispositifs.
Alinéa 3« Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix, sous réserve d’avoir, au préalable, sollicité une préinscription lui permettant de bénéficier du dispositif d’information et d’orientation dudit établissement, qui doit être établi en concertation avec les lycées. Il doit pouvoir, s’il le désire, être inscrit en fonction des formations existantes lors de cette inscription dans un établissement ayant son siège dans le ressort de l’académie où il a obtenu le baccalauréat ou son équivalent ou dans l’académie où est située sa résidence. Lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’un établissement, constatées par l’autorité administrative, les inscriptions sont prononcées, après avis du président de cet établissement, par le recteur chancelier, selon la réglementation établie par le ministre chargé de l’enseignement supérieur, en fonction du domicile, de la situation de famille du candidat et des préférences exprimées par celui‑ci.
Alinéa 4« Les dispositions relatives à la répartition entre les établissements et les formations excluent toute sélection. Toutefois, une sélection peut être opérée, selon des modalités fixées par le ministre chargé de l’enseignement supérieur, pour l’accès aux sections de techniciens supérieurs, instituts, écoles et préparations à celles‑ci, grands établissements au sens du titre I er du livre VII, et tous établissements où l’admission est subordonnée à un concours national ou à un concours de recrutement de la fonction publique. En tenant compte de la spécialité du diplôme préparé et des demandes enregistrées dans le cadre de la procédure de préinscription mentionnée au deuxième alinéa, le recteur d’académie, chancelier des universités, prévoit, pour l’accès aux sections de techniciens supérieurs et aux instituts universitaires de technologie, respectivement un pourcentage minimal de bacheliers professionnels et un pourcentage minimal de bacheliers technologiques ainsi que des critères appropriés de vérification de leurs aptitudes. Les pourcentages sont fixés en concertation avec les présidents d’université, les directeurs des instituts universitaires de technologie, les directeurs des centres de formation d’apprentis et les proviseurs des lycées ayant des sections de techniciens supérieurs.
Alinéa 1La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N55126.