La proposition de loi vise à adapter le cadre juridique français aux défis posés par les plateformes numériques, notamment en matière de protection des mineurs et des personnes vulnérables. Les plateformes comme TikTok, Instagram et YouTube utilisent des algorithmes pour maximiser l'engagement des utilisateurs, ce qui peut entraîner des effets négatifs sur la santé mentale, en particulier chez les jeunes. Actuellement, le droit pénal français ne prend pas en compte ces mécanismes d'influence algorithmique. Le texte propose donc de compléter l'article 223-15-3 du code pénal pour inclure les abus de faiblesse résultant des pratiques algorithmiques des plateformes numériques. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où d'autres pays, comme la Californie et le Royaume-Uni, ont déjà légiféré pour encadrer les pratiques des plateformes numériques.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« les effets délétères des plateformes numériques sur la santé mentale »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 12« l’article 223‑15‑3 du code pénal prévoit la répression »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 14« adapter notre arsenal répressif aux spécificités du numérique »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 20« protéger les mineurs et les personnes vulnérables »