La proposition de loi vise à répondre à l'augmentation des violences sexistes et sexuelles en France, révélée par le mouvement #MeToo et la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE). Malgré une prise de conscience collective, les réponses institutionnelles sont jugées insuffisantes, avec un taux élevé de classements sans suite pour les affaires de viol. Le texte s'inscrit dans la continuité des efforts législatifs antérieurs, comme l'allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels sur enfants et la régulation de l'espace numérique. Il s'appuie sur 140 mesures proposées par une coalition d'organisations féministes et enfantistes, visant à renforcer la prévention, la protection, la justice et l'accompagnement des victimes.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« les violences sexistes ou sexuelles (VSS) constituent l’une des atteintes aux droits humains »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« la réponse institutionnelle demeure défaillante »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 7« La lutte contre les violences faites aux femmes et la protection des enfants »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 12« une coalition pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 15« s’inscrit pleinement dans la dynamique européenne »