La proposition de loi constitutionnelle vise à accorder le droit de vote et d'éligibilité aux élections locales à toutes les personnes étrangères résidant en France. Historiquement, la citoyenneté de résidence a été distinguée de la citoyenneté de nationalité dès la Constitution de 1791. Cependant, l'accès au suffrage est resté limité aux détenteurs de la nationalité française. Depuis les années 1970, des revendications pour accorder des droits politiques aux immigrés ont émergé, soutenues par des associations et des personnalités politiques. En 1992, le traité de Maastricht a introduit une citoyenneté européenne permettant aux ressortissants de l'UE de voter aux élections locales dans leur pays de résidence. Actuellement, 14 pays européens autorisent le vote des étrangers non européens aux élections locales. En France, environ 6 millions de personnes étrangères n'ont pas ce droit, malgré un soutien majoritaire de l'opinion publique pour cette mesure.
▸5 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« la citoyenneté de résidence se distingue de la citoyenneté de nationalité »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« L’accès au suffrage est longtemps resté l’apanage des détenteurs »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« émerge la revendication de droits politiques pour les immigré·es »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 8« le traité de Maastricht met en place une « citoyenneté européenne » »
- [5] Exposé des motifs · alinéa 10« la population étrangère vivant en France s’élève à 6 millions de personnes »