La proposition de loi vise à préciser et contrôler les conditions d'ouverture du feu par la police nationale, en réponse aux controverses suscitées par la mort de Nahel Merzouk en juin 2023. Cet événement a relancé le débat sur l'usage des armes par la police, notamment en cas de refus d'obtempérer. La loi du 28 février 2017, adoptée dans un contexte de menaces terroristes, est critiquée pour sa rédaction jugée floue concernant l'article L. 435-1 du code de la sécurité intérieure. Les statistiques montrent une augmentation des refus d'obtempérer, atteignant environ 30 000 cas par an, sans lien clair avec l'usage des armes par la police. La proposition de loi cherche à encadrer juridiquement ces situations et à renforcer la formation des policiers.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« mort de Nahel Merzouk a suscité de vives controverses »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« refus d’obtempérer ont considérablement augmenté »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 11« mieux encadrer les conditions juridiques et la formation »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 5« rédaction de l’article L. 435‑1 du code de la sécurité intérieure pose problème »
