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Williamtobin173682 de las modificaciones Senda1234 · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia
DéposéProposition de loi ordinaire

Garantir un développement public de la phagothérapie pour lutter contre l’antibiorésistance

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à la problématique de l'antibiorésistance, qui représente une menace sanitaire croissante, causant des millions de décès chaque année. Les antibiotiques perdent leur efficacité, ce qui complique les soins médicaux et augmente les coûts pour les systèmes de santé. Le texte propose de développer la phagothérapie, une alternative aux antibiotiques, en régulant son usage et en garantissant un accès universel. Il s'inscrit dans un cadre juridique existant qui nécessite des adaptations pour intégrer cette nouvelle approche thérapeutique.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La résistance des bactéries aux antibiotiques, l’antibiorésistance, constitue une menace sanitaire majeure. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« L’antibiorésistance fragilise l’ensemble de la chaîne du soin, de la prise en charge des infections courantes aux actes qui reposent structurellement sur l’efficacité des antibiotiques. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 5« les bactériophages, ou phages – virus capables d’infecter et de détruire spécifiquement des bactéries – représentent une réponse prometteuse. »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 12« la présente proposition de loi vise à sécuriser et pérenniser un modèle public français de développement de la thérapie phagique. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte introduit des modifications dans le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale pour encadrer le développement de la phagothérapie. Il crée un fonds de soutien pour financer les infrastructures nécessaires à la production et à l'utilisation des préparations à base de bactériophages. Il prévoit également un rapport d'évaluation sur l'impact de la loi et les conditions de mise en œuvre. Les articles précisent les modalités de sélection, de production et de contrôle des bactériophages, ainsi que les conditions d'accès pour les patients.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« Une spécialité ne peut être regardée comme adaptée... lorsqu’elle ne permet pas, au regard des données cliniques et microbiologiques du patient, de couvrir la souche bactérienne en cause. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 4« Il est institué un fonds de soutien au développement de la phagothérapie, destiné à financer les infrastructures et capacités des établissements publics de santé. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 1« le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant sa mise en œuvre et ses effets. »
  4. [4] Article 4 · alinéa 1« La charge pour l’État et les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, un cadre juridique sera établi pour la production et l'utilisation des bactériophages dans les hôpitaux. Un fonds de soutien sera créé pour financer les infrastructures nécessaires, ce qui pourrait améliorer l'accès des patients à ces traitements. Les hôpitaux devront se conformer à des règles spécifiques pour la sélection et la production des phages. Un rapport sera remis au Parlement pour évaluer l'impact de ces mesures sur l'accès et la qualité des soins. La mise en œuvre de la loi sera financée par une taxe sur les tabacs.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 5« Un décret en Conseil d’État fixe, pour les préparations hospitalières à base de bactériophages, les conditions particulières de sélection, de caractérisation, de production. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 1« le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant sa mise en œuvre et ses effets. »
  3. [3] Article 4 · alinéa 1« La charge pour l’État et les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle. »
ExempleCas concret avant/après

Marie, responsable d'un service hospitalier à Lyon, constate que les patients souffrant d'infections multirésistantes ont peu d'options de traitement. Actuellement, elle doit se tourner vers des antibiotiques de dernier recours, souvent inefficaces. Avec l'adoption de cette loi, elle pourra accéder à des préparations à base de bactériophages, adaptées aux souches spécifiques des patients. Cela pourrait réduire les complications et améliorer les résultats cliniques. Le cadre réglementaire permettra également de garantir la qualité et la traçabilité des traitements.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« l’adaptation s’apprécie notamment au regard de la spécificité des phages et de leur activité sur la souche isolée. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 4« destiné à financer les infrastructures et capacités des établissements publics de santé nécessaires au développement, à la production, au contrôle. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 1« le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant sa mise en œuvre et ses effets. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).

  • GDRPour · 89 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (4 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2La résistance des bactéries aux antibiotiques, l’antibiorésistance, constitue une menace sanitaire majeure. À l’échelle mondiale, la résistance bactérienne aux antibiotiques est directement responsable d’environ 1,3 millions de décès par an et est impliquée dans près de 5 millions de décès. Les projections futures sont particulièrement préoccupantes : les infections à bactéries multirésistantes pourraient causer plus de 39 millions de décès cumulés d’ici à 2050. En Europe, la situation est déjà grave : des estimations fondées sur les données de surveillance européennes indiquent que plus de 35 000 personnes meurent chaque année d’infections à bactéries multirésistantes.
    Alinéa 3L’antibiorésistance fragilise l’ensemble de la chaîne du soin, de la prise en charge des infections courantes aux actes qui reposent structurellement sur l’efficacité des antibiotiques (chirurgie, réanimation, transplantations d’organes, chimiothérapies, néonatalogie). Lorsque les antibiotiques perdent leur efficacité, ce ne sont pas seulement des traitements qui échouent : ce sont des parcours de soins qui deviennent plus risqués, plus longs, plus coûteux, et parfois impossibles. L’antibiorésistance exerce ainsi une pression croissante sur les systèmes de santé, avec un allongement des durées d’hospitalisation, plus de complications, le recours à des molécules plus toxiques ou plus onéreuses, et des pertes de chance.
    Alinéa 5Il est donc nécessaire de mieux collectivement réguler l’usage des antibiotiques en santé humaine, animale et végétale. Mais il est aussi important de trouver des alternatives thérapeutiques. Parmi elles, les bactériophages, ou phages – virus capables d’infecter et de détruire spécifiquement des bactéries – représentent une réponse prometteuse. Ces phages se répliquent dans la bactérie cible jusqu’à provoquer la lyse de celle‑ci, entraînant la destruction de la cellule bactérienne. Ils pourraient ainsi constituer une option lorsque les antibiotiques sont inefficaces, et plus largement contribuer à réduire la dépendance collective à ces molécules. Ils ne sont toutefois pas une « copie » des antibiotiques : leur grande spécificité impose une organisation du soin et de la production adaptée, et appelle une gouvernance rigoureuse.
    Alinéa 12Aussi, la présente proposition de loi vise à sécuriser et pérenniser un modèle public français de développement de la thérapie phagique, fondé sur les préparations hospitalières, afin de garantir à la fois l’accès, la soutenabilité et le développement infrastructurel et clinique. Il s’agit également par‑là de créer les fondations de ce qui pourrait devenir un service public du médicament, notamment en cas de défaillance du marché par rapport à des besoins de santé publique.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 3« Une spécialité ne peut être regardée comme adaptée au sens de l’alinéa précédent lorsqu’elle ne permet pas, au regard des données cliniques et microbiologiques du patient, de couvrir la souche bactérienne en cause ou lorsqu’elle ne présente pas une efficacité attendue comparable. Pour les bactériophages, l’adaptation s’apprécie notamment au regard de la spécificité des phages et de leur activité sur la souche isolée. »
    Alinéa 5« Un décret en Conseil d’État fixe, pour les préparations hospitalières à base de bactériophages, les conditions particulières de sélection, de caractérisation, de production, de contrôle, de traçabilité et de pharmacovigilance, ainsi que les modalités de mutualisation entre établissements. »
    Lire Article 1 er en entier
    L’article L. 5121‑1 du code de la santé publique est ainsi modifié : 1° Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Une spécialité ne peut être regardée comme adaptée au sens de l’alinéa précédent lorsqu’elle ne permet pas, au regard des données cliniques et microbiologiques du patient, de couvrir la souche bactérienne en cause ou lorsqu’elle ne présente pas une efficacité attendue comparable. Pour les bactériophages, l’adaptation s’apprécie notamment au regard de la spécificité des phages et de leur activité sur la souche isolée. » 2° Après le septième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Un décret en Conseil d’État fixe, pour les préparations hospitalières à base de bactériophages, les conditions particulières de sélection, de caractérisation, de production, de contrôle, de traçabilité et de pharmacovigilance, ainsi que les modalités de mutualisation entre établissements. »
  3. Article 2

    Alinéa 4« Art. L. 245 ‑ 6 ‑ 1. – I. – Il est institué un fonds de soutien au développement de la phagothérapie, destiné à financer les infrastructures et capacités des établissements publics de santé nécessaires au développement, à la production, au contrôle, à la distribution et à l’usage clinique des préparations à base de bactériophages, ainsi que la constitution et la maintenance de banques publiques de bactériophages.
    Lire Article 2 en entier
    Après la section 2 bis du chapitre 5 du titre IV du livre II du code de la sécurité sociale, il est inséré une section 2 ter ainsi rédigée : « Section 2 ter « Fonds de soutien au développement de la phagothérapie » « Art. L. 245 ‑ 6 ‑ 1. – I. – Il est institué un fonds de soutien au développement de la phagothérapie, destiné à financer les infrastructures et capacités des établissements publics de santé nécessaires au développement, à la production, au contrôle, à la distribution et à l’usage clinique des préparations à base de bactériophages, ainsi que la constitution et la maintenance de banques publiques de bactériophages. « II. – Les modalités d’application du présent article sont définies par décret. »
  4. Article 3

    Alinéa 1Dans un délai de deux ans à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant sa mise en œuvre et ses effets, notamment sur le développement des capacités hospitalières financées par le fonds de soutien au développement de la phagothérapie, sur l’accès des patients aux préparations à base de bactériophages, sur la qualité, la traçabilité et la pharmacovigilance, ainsi que sur la production, la distribution, la recherche clinique et la continuité d’approvisionnement. Ce rapport examine également l’opportunité d’étendre l’usage de ce fonds, dans une logique de service public du médicament, afin de répondre aux défaillances du marché et de sécuriser l’accès à des produits de santé d’intérêt majeur.
  5. Article 4

    Alinéa 1La charge pour l’État et les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54707.