La proposition de loi vise à répondre à la problématique croissante du logement indigne en France. En 2024, l'Agence nationale de l'habitat a estimé que 400 000 à 600 000 logements présentent des conditions de vie inacceptables. Le vieillissement du parc immobilier, notamment social, et les effets du changement climatique aggravent la situation. Les communes manquent souvent de moyens pour contrôler efficacement l'insalubrité, et les agences régionales de santé n'exercent pas toujours leur mission de contrôle de manière uniforme. Actuellement, le permis de louer, instauré par la loi ALUR de 2014, s'applique aux logements privés mais pas aux logements sociaux, malgré des signalements de dégradations préoccupantes dans ce parc. Cette proposition de loi vise à étendre ce dispositif aux logements sociaux pour garantir des conditions de vie décentes à tous les locataires.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« 400 000 à 600 000 logements présentent des conditions de vie inacceptables »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 4« Les communes manquent de moyens pour exercer leur pouvoir de police »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 6« la loi ALUR du 24 mars 2014 a instauré le permis de louer »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 7« ce contrôle s’applique aujourd’hui aux logements privés , il ne concerne pas les logements sociaux »
