La proposition de loi vise à fermer le centre pénitentiaire du Camp-Est à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, en raison de conditions de détention jugées indignes. Ce centre, héritage du bagne colonial, est surpeuplé et insalubre, avec un taux d'occupation de 144 %. Les Kanak, qui représentent 41 % de la population, constituent plus de 90 % des détenus. Les conditions de détention ont été condamnées par plusieurs instances, dont la Cour européenne des droits de l'Homme et le Conseil d'État. La fermeture du Camp-Est est présentée comme une urgence humanitaire et politique, nécessitant la construction de nouvelles infrastructures conformes aux droits humains.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La République a l’obligation de garantir la dignité de chaque personne détenue. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« il accueillait 598 détenus pour une capacité théorique de 414 places »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a fait une visite dès 2011 »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 14« La fermeture du Camp‑Est est une urgence politique, démocratique et humanitaire. »