La proposition de loi intervient dans un contexte de préoccupation croissante face à la fraude sociale, estimée à plus de 13 milliards d'euros par an. Des plateformes en ligne facilitent l'obtention de faux arrêts de travail, compromettant le système de protection sociale. Les chiffres récents montrent une augmentation significative des fraudes, avec 42 millions d'euros détournés en un an. Actuellement, les employeurs peuvent sanctionner les salariés utilisant de faux arrêts, mais manquent souvent de preuves, car l'Assurance maladie ne communique pas les informations nécessaires. La proposition vise à combler cette lacune en permettant aux employeurs d'accéder aux preuves de fraude pour justifier un licenciement.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« la fraude sociale est une réalité concrète et préoccupante »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« proposent des certificats, arrêts de travail et divers documents médicaux »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 5« une multiplication par 2,4 des fraudes en seulement 12 mois »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 6« l’Assurance maladie ne communique pas la liste des assurés ayant fraudé »