Cette proposition de loi intervient dans un contexte où le droit français ne reconnaît pas le fœtus comme une personne juridique avant sa naissance. Actuellement, les parents ne peuvent pas engager de poursuites pour homicide involontaire en cas de décès in utero d'un fœtus, même s'il est viable. Le texte vise à combler ce vide juridique en permettant de qualifier d'homicide les actes ayant causé la mort d'un fœtus viable, c'est-à-dire ayant atteint 22 semaines d'aménorrhée ou pesant 500 grammes, selon les critères de l'OMS. Cette initiative fait suite à des cas tragiques où des familles n'ont pas pu obtenir justice pour la perte de leur enfant à naître.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Valentin et Angélique n’ont pu déposer plainte que pour les blessures involontaires »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 6« la personnalité juridique ne débute plus à la naissance »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 9« étendre la qualification d’homicide aux actes qui entraînent la fin du développement »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 11« étendre la notion d’homicide involontaire au fait de causer la mort du fœtus »